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SERVICE DU TRAFIC MARITIME

Le Service du trafic maritime (STM) destiné aux navires qui naviguent dans les eaux canadiennes constitue l'une des fonctions importantes des SCTM. Dans l'optique de la sécurité des voyages et de la protection de l'environnement, le STM offre un moyen d'échanger des renseignements entre les navires et un centre basé à terre. Ces renseignements sont communiqués à tous les navires de plus de 20 mètres et aux autres bâtiments conformes au Règlement sur le STM. Le système du STM du Canada est administré par des agents hautement spécialisés et agréés des Services de communication et de trafic maritimes (ASCTM), qui surveillent le mouvement des navires à l'aide de matériel radio VHF et de radiogoniométrie, d'ordinateurs de poursuite et, dans les secteurs à grande densité de trafic, de radars de veille.

Système d'information sur la navigation maritime (INNAV)

L'information des navires est disponible au site web d'INNAV après s'être enregistré en ligne au www.innav.gc.ca/trans2/login/subscription.asp

Les détails au sujet du système d'INNAV sont disponibles au www.innav.gc.ca/www2/aboutUs.asp

COMMENT FONCTIONNE LE SERVICE DU TRAFIC MARITIME

Avant d'entamer un voyage en eaux canadiennes ou d'y pénétrer en venant de la mer, les navires doivent obtenir l'autorisation du STM. Celle-ci est accordée par un ASTCM, après que celui-ci a vérifié l'identité, l'état et la cargaison du navire, de même que le but du voyage. Au cours du voyage, l'équipage doit maintenir une écoute sur des bandes radio VHF maritimes définies et signaler leur position à des étapes précises, désignées « points d'appel ». L'équipage reçoit en retour des renseignements, des conseils et parfois des directions liées au trafic maritime, de même que des renseignements météorologiques et des informations ayant trait à la sécurité de la navigation. De nombreuses installations ont été dotées d'un système d'aiguillage du trafic afin d'améliorer encore davantage la sécurité du mouvement des navires. Ce type de système comporte des voies « à sens unique » et des zones de séparation, illustrées sur les cartes marines. De plus, une « zone d'exclusion des pétroliers » (ZEP), au large de la côte ouest, s'applique aux pétroliers qui transportent du pétrole brut de l'Alaska, par le détroit de Juan de Fuca. En outre, des « zones de restriction des mouvements » (ZRM), au sein desquelles les règlements de sécurité locaux s'appliquent, ont été établies en vertu de pouvoirs législatifs. Les ASCTM surveillent la conformité et appliquent les règlements dans le cadre de ces systèmes.

NAVIRES PARTICIPANTS

Tenus de participer :

  • tous les navires d'une longueur de 20 mètres ou plus
  • tous les navires qui remorquent ou qui poussent un bâtiment ou un objet autre qu'un engin de pêche, lorsque;
  • la longueur totale du navire et du bâtiment ou de l'objet remorqué ou poussé par le navire atteint quarante-cinq mètres ou plus ou que
  • le bâtiment ou l'objet remorqué ou poussé par le navire atteint vingt mètres de longueur ou plus.

Exceptions :

  • les navires qui remorquent ou poussent un bâtiment ou un objet à l'intérieur d'une estacade flottante.
  • Les yachts de plaisance d'une longueur de moins de 30 mètres.
  • Les bateaux de pêche d'une longueur de moins de 24 mètres et d'un maximum de 150 tonnes de jauge brute.

ZONES DU SERVICE DU TRAFIC MARITIME

La région du Pacifique de la Garde côtière canadienne administre trois zones du Service du trafic maritime, établies à Vancouver, à Tofino et à Prince Rupert.

La zone de Vancouver comprend les eaux situées entre l'extrémité nord de l'île de Vancouver, le passage de l'Intérieur, le golfe de Georgia et Victoria, au sud. La zone est divisée en quatre secteurs.

Les secteurs 1 et 2 relèvent du Centre des SCTM de Victoria, le secteur 3 est géré par le Centre des SCTM de Vancouver et le secteur 4, par le Centre des SCTM de Comox.

Le secteur nord est administré par le Centre des SCTM de Comox, situé à cap Lazo, sur l'île de Vancouver. Les navires qui transitent dans la zone de Vancouver utilisent neuf stations radio VHF éloignées. Les navires qui naviguent dans les zones à grande densité de trafic des îles Gulf et du détroit de Georgia sont surveillés par des stations radar côtières situées à mont Helmken près de Victoria, à mont Newton, à Saanich, à île Bowen et à mont Parke sur l'île Mayne, reliées par micro-ondes au Centre de Vancouver, de même que par un radar situé à Vancouver ouest et au cap Berry, au-dessus de Second Narrows, au port de Vancouver.

Les navires qui s'approchent de la côte ouest par une orthodromie du Pacifique nord ou qui arrivent du sud le long du littoral des États-Unis, de même que les pétroliers qui descendent de l'Alaska pénètrent tout d'abord dans une zone de responsabilité qui relève du service du trafic de Tofino. Le Centre des SCTM de Tofino, qui se trouve à cap Amphitrite, près d'Ucluelet, assure une couverture radar du sommet du mont Ozzard voisin, qui s'étend à plus de 90 kilomètres vers le large.

Les navires qui arrivent sur la côte ouest en route vers les ports de Kitimat et de Prince Rupert entrent dans une zone de responsabilité qui relève du service du trafic de Prince Rupert. Le Centre des SCTM de Prince Rupert gère 12 stations radio VHF éloignées. La zone de Prince Rupert constitue la plus grande zone du STM du Canada : elle s'étend de cap Caution à la frontière de l'Alaska et représente une superficie de plus de 77 000 kilomètres carrés.

SERVICE CONJOINT DU TRAFIC MARITIME (CVTS)

La garde côtière des États-Unis gère le système du STM de Puget Sound, Seattle Traffic, de Seattle, dans l'État de Washington. Le Canada et les États-Unis sont liés par un accord relatif au service conjoint du trafic maritime (CVTS). En vertu de l'accord, le service du trafic de Tofino est responsable du STM à l'approche du détroit de Juan de Fuca par la mer et sur la côte de l'État de Washington, à partir du 48e parallèle nord. Le service du trafic de Seattle gère le STM dans les zones canadienne et américaine du détroit de Juan de Fuca, et le service du trafic de Victoria assure le STM dans les zones canadiennes et américaines du Détroit de Haro, de Boundary Passage et de la partie inférieure des détroits de Georgia.

Durant un voyage typique du Japon à Vancouver, un navire de charge bénéficie de nombreux services du STM. Il obtient une autorisation de « CVTS Offshore ». Lorsque le navire de charge se trouve à moins de 50 milles marins de l'île de Vancouver, le service de trafic de Tofino communique avec le navire par l'intermédiaire d'une de plusieurs stations radio VHF éloignées et surveille sa progression par radar jusque dans le détroit de Juan de Fuca. Le service de trafic de Seattle surveille le mouvement du navire à l'aide de quatre radars, lorsqu'il traverse le détroit de Juan de Fuca. Durant les six dernières heures du voyage, le navire est surveillé par le service de trafic de Vancouver, à l'aide de cinq emplacements radar et stations radio VHF éloignées.

Pour de plus amples renseignements, consultez le site Web du Service conjoint du trafic maritime.

DÉFINITION DU CRRM

Le CRRM désigne le Centre régional de renseignement maritime et constitue l'un des centres d'information de la région du Pacifique. Le Centre diffuse divers types de renseignements, des rapports sur la pollution à l'information de navigation, en passant par les appels à d'autres organismes gouvernementaux en dehors des heures d'activité et les avis à la navigation.

Le CRRM (tout comme l'ensemble des SCTM) fonctionne 24 heures sur 24, ce qui est unique dans l'ouest canadien, puisque le service comporte des fonctions de répartiteur, de préposé à la saisie de données, d'administrateur de bureau et de responsable de première ligne en matière d'affaires publiques, de même qu'un service de messagerie, entre autres.

Les activités courantes du CRRM comportent la réception d'appels provenant du grand public et de navigateurs qui demandent de l'information sur la navigation sur la côte ouest et au port de Vancouver en particulier, déclarent des incidents de pollution et des dangers pour la navigation et, parfois, demandent des renseignements sur la marée et sur les conditions météorologiques. Le CRRM communique avec certains organismes gouvernementaux, notamment le port de Vancouver, le secteur marine de Transports Canada, la salle des radios du ministère des Pêches et des Océans, la Direction générale de la protection de l'environnement d'Environnement Canada et le Provincial Emergency Program, Douanes Canada et Agriculture Canada, la garde côtière des États-Unis, le STM, ainsi que divers groupes navals canadiens et américains.

La plupart des organismes gouvernementaux avec lesquels nous collaborons « demandent d'être alertés ». Certains d'entre eux doivent savoir d'avance qu'un navire pénétrera en eaux canadiennes; d'autres doivent être alertés durant et après les heures de service à la suite d'appels d'agents maritimes, d'autres organismes gouvernementaux et du grand public.

Lorsque le CRRM a été établi, il devait expressément appuyer les responsables de la régulation du trafic maritime dans la salle des opérations radar; cependant, au fil du temps, le Centre est devenu un organisme gouvernemental en mesure de fournir des renseignements au gouvernement et aux membres de l'industrie maritime.

Le CRRM constitue la principale source de rapports et de renseignements en cas de déversement de polluants en mer ou de polluants d'origine terrestre ou aérienne qui ont une incidence sur le milieu marin. Les rapports relatifs aux déversements sont normalement reçus par téléphone (ligne réservée aux incidents de pollution, 1 800 889-8852, ou 666-6011, 6012, 6013 ou 6014) ou, lorsqu'il s'agit du PEP ou du SPE, par télécopieur. Les rapports sont saisis dans la base de données relative aux incidents de pollution; on communique également avec les autorités compétentes par téléphone ou téléavertisseur et par télécopieur. Voici quelques exemples :

  • SRIE - Sécurité régionale et intervention environnementale
  • SPE - Service de protection de l'environnement (gouvernement fédéral),
  • PEP - Provincial Emergency Program
  • Secteur marine de Transports Canada (anciennement appelé Sécurité des navires)
  • Salle des radios de Pêches et Océans (distribution ultérieure)
  • Autorités portuaires
  • Bureau de la sécurité des transports
  • Autres services de la Garde côtière

Les données à jour sont saisies dans une même base de données, et chaque service responsable est avisé.

AGENTS DES SERVICES DE COMMUNICATION ET DE TRAFIC MARITIMES

Les agents des Services de communication et de trafic maritimes (ASCTM) possèdent diverses compétences, qui touchent les systèmes de transport, la sécurité maritime et les communications au public, de même que la régulation du trafic maritime à l'aide de radars côtiers. Les ASCTM sont nommés régulateurs de trafic maritime par le Commissaire de la Garde côtière canadienne, en vertu d'un programme de certificat qui peut durer quatorze mois. La formation est offerte au Collège de la Garde côtière canadienne de Sydney, en Nouvelle-Écosse, de même qu'au Centre des SCTM. À la dernière étape du programme, après une longue période de formation pratique, les candidats doivent accomplir avec succès une procédure de « vérification d'affectation au centre ».

Les spécialistes de la sécurité maritime reconnaissent depuis longtemps que le rôle appréciable des SCTM lié à la prestation de STM de concert avec les navigateurs professionnels contribue à réduire le nombre d'incidents. Les systèmes du STM de la Garde côtière canadienne illustrent dans le monde entier les possibilités liées à l'utilisation et au développement de la technologie en matière de STM, de même qu'à l'application des normes les plus élevées en ce qui a trait à la formation des employés.