Le nouveau brise‑glace polaire portera le nom NGCC John G. Diefenbaker. Le premier ministre Stephen Harper a choisi de donner à ce navire le nom de l’ancien premier ministre John George Diefenbaker, qui a été l’un des pionniers du développement et de la protection du Nord canadien. Diefenbaker a marqué l’histoire lorsqu’il est devenu le premier premier ministre canadien à voyager au nord du cercle arctique.
Lire le communiqué de presse de l’événement: http://www.ccg-gcc.gc.ca/f0010762
Le NGCC Louis S. St‑Laurent, le plus grand et le plus performant brise‑glace de la Garde côtière canadienne (GCC), sera désarmé en 2017. Le seul autre brise‑glace lourd, le NGCC Terry Fox, sera quant à lui désarmé en 2020. En conséquence, le budget de 2008 prévoyait un financement pour l’acquisition d’un nouveau brise‑glace polaire canadien polyvalent.
Le NGCC John G. Diefenbaker sera une des pièces centrales de l’importante Stratégie pour le Nord du gouvernement du Canada, laquelle met l’accent sur le renforcement de la souveraineté, le développement économique et social, la gouvernance et la protection de l’environnement de l’Arctique canadien.

La réqion d’opérations du brise-glace polaire comprend toutes les zones couvertes par la Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques en plus de toutes les étendues naturelles comprises dans la zone économique exclusive du Canada. En effet, la zone d’opérations inclut le Haut-Arctique tout au long de l’Archipel arctique canadien et s’étend aux frontières convenues avec les États-Unis à l’ouest et avec le Danemark (Groenland) à l’est. Elle s’étend aussi au Pôle Nord et au Bas-Arctique, incluant la baie d’Hudson, le détroit d’Hudson, la baie d’Ungava, la baie Frobisher et le détroit de Davis.
Aucun grand brise‑glace n’a été construit au Canada depuis plus de 20 ans. La conception, la construction, l’armement et l’essai d’un brise‑glace polaire représentent une entreprise d’envergure devant s’échelonner sur huit à dix ans. Pour davantage d’information, veuillez vou reférer à l’Échéancier du brise-glace polaire.
Le brise‑glace polaire sera polyvalent et assurera divers services, tels que l’escorte de navires, le dégagement du port, les services de transport maritime vers les collectivités éloignées, les fonctions de recherche et sauvetage en mer et le soutien aux activités de chercheurs, de scientifiques et d’autres ministères et organismes. La durée de vie opérationnelle prévue du brise-glace polaire est de 45 ans, rendant impossible la prédiction des programmes éventuels. Par contre, il sera conçu pour opérer de façon flexible et adaptable en utilisant l’Approche de la charge utile de mission modulaire.

Le nouveau brise‑glace polaire sera conçu pour rompre des glaces de 2,5 m d’épaisseur. Bien que cette donnée puisse être supérieure à la valeur maximale en ce qui a trait à l’épaisseur des glaces dans l’océan Arctique, cette caractéristique permettra la construction d’un bâtiment ayant la force et la capacité nécessaires à une exploitation dans quasi toutes les conditions telles que les dorsales, les champs de glace en crête et la glace sous pression. L’établissement de tels critères de conception est essentiel pour permettre une modélisation dans des bassins d’essais en ambiance glaciaire avant d’amorcer la construction.
Le brise‑glace polaire, tout comme tout autre grand bâtiment de la GCC, pourra porter assistance aux navires désemparés ou en cas d’urgence.
Oui. Le brise‑glace polaire servira de plate‑forme pour la réalisation d’activités de recherche, de développement, de surveillance et d’observation dans les domaines des sciences et de l’ingénierie au nom du MPO et d’autres ministères et organismes gouvernementaux. Cela permettra au Canada de mieux comprendre l’Arctique et comment cette région est touchée par le système climatique mondial et a une incidence sur ce dernier. L’accent sera principalement mis sur les activités scientifiques maritimes, environnementales, géologiques et hydrographiques qui seront mises en œuvre au cours des prochaines décennies. Le nouveau brise‑glace polaire supportera aussi le travail des universités et des instituts de recherche canadiens et des communautés internationales scientifiques.

La taille exacte de l’équipage n’a pas encore été établie, mais il devrait comprendre de 50 à 60 personnes. Le brise‑glace polaire pourra accueillir son équipage, en plus de quelque 40 autres personnes en lien avec les divers programmes. Il y aura une capacité supplémentaire d’urgence de 25 personnes à bord. Le personnel des programmes peut être composé de scientifiques, d’agents d’application de la loi, d’agents des pêches ou autres.
Oui, la politique des RIR du Canada s’appliquera au projet du brise-glace polaire.