Gestion des voies navigables

Prévisions des niveaux d'eau - Chenal de navigation du Saint-Laurent

Services à la navigation maritime - Voies navigables sécuritaires

Gestion des voies navigables de la Garde côtière canadienne

Le programme de gestion des voies navigables de la Garde côtière canadienne

La Gestion des voies navigables

La navigabilité dans les eaux canadiennes dépend largement des niveaux d’eau et de la profondeur d’eau disponible dans les chenaux de navigation. Les services de surveillance et d’entretien assurés par la Garde côtière canadienne (GCC) dans le cadre du Programme de gestion des voies navigables lui permettent de garantir le déplacement sécuritaire, économique et efficace des navires en eaux canadiennes. De plus, ces services contribuent au bon entretien de certains chenaux de navigation, réduisent les risques pour la navigation maritime et favorisent la protection de l’environnement.

Nos services...

  • Surveiller la bathymétrie en procédant périodiquement à l’arpentage des chenaux commerciaux dans le but de déterminer l’état du fond marin, les changements survenus depuis les levés précédents, les restrictions ou les dangers pour la navigation ainsi que pour informer les navigateurs, les pilotes et d’autres intervenants.
  • Fournir, aux utilisateurs, des renseignements de sécurité maritime en association avec d’autres programmes de la GCC et du ministère des Pêches et des Océans (MPO).
  • Fournir, aux utilisateurs, des prévisions sur la profondeur de l’eau dans les chenaux commerciaux des fleuves Saint-Laurent, Fraser et Mackenzie;
  • Draguer les eaux de liaison canadiennes des Grands Lacs et assurer la gestion du dragage du chenal maritime du Saint-Laurent;
  • Contribuer au contrôle international du niveau d’eau du fleuve Saint-Laurent et protéger les intérêts de la navigation, en tant que membre du Groupe consultatif sur les opérations;
  • Assurer la gestion opérationnelle du canal de Canso;
  • Fournir des directives et de l’aide à la conception et à l’utilisation des chenaux de navigation;
  • Appuyer la Direction des biens immobiliers du MPO à l’entretien de structures marines qui aident à composer avec les courants, les niveaux d’eau, le régime des vagues, les glaces, les taux et types de sédimentation, l’affouillement et l’érosion. Ces structures réduisent également les besoins en entretien des chenaux et empêchent la formation d’embâcles, ce qui diminue d’autant le recours aux services de déglaçage de la GCC.

Nos clients...

Les principaux clients du Programme de gestion des voies navigables sont les marins, les pilotes, l’industrie du transport maritime, les propriétaires et les exploitants de chenaux, les exploitants de traversiers et les pêcheurs, ainsi que les différents comités et associations qui les représentent. En vertu de ce programme, les clients doivent généralement partager sa vision et son orientation, identifier les lacunes apparentes ou les différences existant au niveau de la prestation des services, en plus de favoriser des échanges fructueux pour répondre aux besoins des utilisateurs tout en s’assurant que les attentes sont réalistes. Ceci est accompli en faisant appel aux moyens actuels, comme le site Web de la GCC et les divers supports imprimés, ainsi que des ateliers et des séances d’information. Les clients sont également informés lors des divers forums comme les réunions nationales et régionales du Conseil consultatifs maritime canadien.

Regard vers l’avenir...

Le programme de gestion des voies navigables est influencé par la tendance de construire des navires plus gros et plus rapides, ceci exerçant une pression croissante afin de maximiser les niveaux d’eau et les profondeurs des chenaux pour ainsi permettre de transporter une charge optimale, le changement climatique, les limites de manœuvre sécuritaire, ainsi que le besoin d’assurer un équilibre entre les intérêts environnementaux et économiques. Tous ces facteurs accentuent le besoin de maintenir à jour nos directives techniques aux fins de la conception, de l’entretien et de l’utilisation des chenaux commerciaux. Les utilisateurs nous demandent encore de les renseigner sur les conditions précises des voies navigables notamment par des prévisions de la profondeur de l’eau et des renseignements sur l’état du fond des chenaux.

Dans ce contexte, il importe que les dirigeants du programme observent continuellement l’évolution de la technologie et des pratiques de gestion pour accroître l’efficacité des opérations. Des partenariats bien administrés sont également essentiels pour réaliser une coordination efficace et éviter le dédoublement des activités des partenaires internes et extérieurs. Le Programme de gestion des voies navigables adopte continuellement de nouvelles initiatives dans le but d’améliorer l’information destinée aux clients. Compte tenu de cet objectif, le programme produit des prévisions du niveau d’eau du fleuve Saint-Laurent pour les quatre semaines suivantes et le service de prévision du niveau d’eau AVADEPTH pour les utilisateurs du fleuve Fraser dans la Région du Pacifique. Le programme est également lié au projet MARINFO dans la Région du Québec, en plus de participer à la définition et à la mise en œuvre de la navigation électronique à la GCC.

Initiative clé – Étude sur la circulation des navires post-Panamax sur le fleuve Saint-Laurent

Compte tenu de l’intensification du trafic maritime qui est prévue à l’échelle mondiale à plus ou moins court terme, les ports du Canada cherchent des moyens d’accroître leur compétitivité. Les représentants de l’industrie maritime nous ont avisés qu’ils projettent d’utiliser des navires de la nouvelle génération post-PanamaxFootnote 1, en particulier dans le chenal dragué du fleuve Saint-Laurent entre Québec et Montréal. Les navires post-Panamax ne répondent présentement pas aux règles générales des lignes directrices de la GCC concernant la circulation dans les deux directions sur certains tronçons du chenal de navigation. Ces mêmes lignes directrices prévoient toutefois la possibilité d’utiliser des outils modernes tels que les simulateurs électroniques pour raffiner la conception des voies navigables et vérifier la possibilité de transiter en toute sécurité.

C’est dans ce contexte que le personnel du Programme de gestion des voies navigables a participé en partenariat avec Transports Canada (TC), l’Administration de pilotage des Laurentides et les représentants de l’industrie du transport maritime, à l’évaluation des risques associés à la circulation des navires post- Panamax sur le fleuve Saint-Laurent jusqu’au port de Montréal. La GCC et TC analyseront les recommandations du rapport et proposeront les prochaines étapes, qui pourraient comprendre la mise en œuvre de recommandations et mesures d’atténuation, la justification d’analyses additionnelles ainsi que toute autre mesure jugée nécessaire pour assurer la sécurité de la navigation et la protection de l’environnement.

Footnote 1

Les navires Panamax ont des dimensions qui permettent de traverser les écluses du canal de Panama. Les navires post-Panamax sont plus gros et ne peuvent pas franchir ces écluses dans leur forme actuelle. Par ailleurs des travaux majeurs sont actuellement en cours pour permettre le passage de navires plus larges dans ce canal ce qui aura une grande influence sur la taille des navires de la flotte mondiale. La largeur des navires Panamax est d’environ 32,5m alors que les navires post-Panamax à l’étude ont une largeur qui varie entre 40m et 44m.

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Geographic Information System GIS Group

GeoMapper

Le GeoMapper est une application SIG, utilisant le format SIG ArcView de ESRI, qui permet au personnel de la Garde côtière de la Région du Pacifique d'afficher, de rechercher et d'analyser des données spatiales. Le GeoMapper permet:

Historique de l'élaboration du GeoMapper

Début 1996, la Garde côtière de la Région du Pacifique a loué les services d'un conseiller pour préparer un document de stratégie SIG qui devait aider à déterminer comment l'on pourrait utiliser les SIG plus efficacement au sein de la GCC. Le conseiller s'est entretenu avec plusieurs employés de la GCC et a synthétisé les informations recueillies concernant les différentes sources de données géographiques de la GCC qui pourraient être intégrées à un SIG. Le document final, la Stratégie SIG de la GCC pour la Région du Pacifique, fut publié le 10 mai 1996.

Caractéristiques du GeoMapper

Trouvez les cartes correspondantes à un lieu donné

Utilisez le GeoMapper pour trouver et afficher la carte d'un lieu donné en cliquant sur l'endroit choisi sur une carte de la Colombie-Britannique. Le GeoMapper déterminera quelles cartes couvrent le lieu choisi et afficher a une liste à partir de laquelle vous pourrez choisir la carte à afficher sur votre écran. Choisissez ensuite les différents types d'informations que vous désirez voir apparaître superposées sur la carte.

Utilisez le GeoMapper pour trouver la carte correspondant à un endroit dont vous connaissez le nom. Il vous suffit d'entrer le nom en question et d'effectuer la recherche. Le GeoMapper déterminera quelles cartes couvrent l'endroit et affichera une liste à partir de laquelle vous pourrez choisir la carte à afficher sur votre écran.

Utilisez le GeoMapper pour trouver une carte en entrant son numéro. Il suffit d'entrer le numéro (p. ex. 3463) et la carte s'affichera à l'écran.

Créez des cartes où ne sont représentés que certaines caractéristiques

Utilisez le GeoMapper pour afficher uniquement les aides à la navigation en béton dans le secteur de Prince Rupert.

Utilisez le GeoMapper pour afficher uniquement les recherches et les sauvetages auxquels a participé la GRC.

Créez des cartes avec différentes classes de caractéristiques

Utilisez le GeoMapper pour classer tous les sites auxiliaires de la GCC. Chaque site peut être coloré différemment suivant la zone.

Utilisez le GeoMapper pour classer toutes les sorties engagées dans le cadre de recherche ou de sauvetage, chacune étant symbolisée en fonction de la classe à laquelle elle appartient.

Mesurez des distances et calculez des durées de voyage

Utilisez le GeoMapper pour mesurer la distance et la direction entre deux points situés sur une carte.

Utilisez le GeoMapper pour calculer la durée de parcours entre Port Hardy et Prince Rupert si vous vous déplacez à 12 noeuds.

Analysez des données géographiques

Utilisez une des cartes du GeoMapper pour trouver l'emplacement d'un incident SAR, puis chercher, à l'aide du GeoMapper, l'unité auxiliaire de la Garde côtière la plus proche. Le site sera alors mis en évidence sur votre écran et les détails de la base de données pourront être affichés et/ou imprimés.

Utilisez le GeoMapper pour déterminer tous les incidents SAR enregistrés au cours des 2 derniers mois à moins de 5 milles nautiques (NM) d'une balise donnée. Affichez ensuite les incidents en question sur une carte que vous pourrez insérer dans un document Word sous la forme d'une image (« picture »). Vous pouvez également utiliser le GeoMapper pour dresser la liste de tous les incidents sous la forme d'une table et/ou exporter cette liste et l'envoyer par courriel à d'autres parties intéressées. Vous pouvez aussi exporter les incidents choisis dans Excel et utiliser les données pour construire un graphique (avec par exemple des barres différentes en fonction de la distance : à moins de 5 NM, à moins de 10 NM et à moins de 15 NM).

Mettez à jour la position des bateaux

Utilisez le GeoMapper pour déterminer l'heure d'arrivée prévue (HAP) d'un bateau donné. Le GeoMapper détermine la distance entre certains points de la carte puis, à parti des données concernant la position du bateau telles qu'entrées par l'utilisateur, calcule une HAP approximative.

Utilisez le GeoMapper pour afficher une carte montrant la position des bateaux dans un port donné, mises à jour toutes les 15 minutes. Les bateaux peuvent être classés en fonction de leur type, avec des vignettes indiquant leur nom ou celui de la compagnie.

Outil analytique pour l'inspection des aides à la navigation MAPRAT

Outil analytique pour l'inspection des aides à la navigation (MAPRAT)

La mise au point de l'extension MAPRAT du GeoMapper a été terminée en octobre 1998. Le programme des aides à la navigation consiste à planifier l'inspection des aides pour faire en sorte que la navigation demeure équitable, sécuritaire et économique. MAPRAT a été mis au point pour améliorer l'efficacité du processus d'inspection des aides à la navigation.

À l'aide de MAPRAT, le personnel affecté à l'entretien des aides à la navigation maritime peut:

  • Rechercher et afficher les données relatives aux aides existantes à partir de la base de données du SIPA (Système d'information du Programme des aides à la navigation).
  • Ajouter et éliminer des aides dans un système pour analyser de nouveaux scénarios.
  • Afficher les portées visuelles, portées lumineuses et portées nominales autour des aides d'un système pour des conditions variées de visibilité et d'éclairage de fond.
  • Afficher les exigences relatives à la perception pour les aides destinées à différentes catégories de bateaux et à différents types d'approches.
  • Afficher la trajectoire des bateaux et les aides existantes et proposées.
  • Éditer les points de cheminement le long d'une trajectoire.
  • Enregistrer les informations concernant les notes des pilotes et les repères terrestres pour les points de cheminement.
  • Déterminer si la trajectoire prévue pour un bateau risque de passer trop près d'un danger ou de hauts fonds, en tenant compte de la précision du point obtenu par le bateau.

Glossaire MAPRAT

Portée visuelle:
la distance maximale à laquelle le contraste entre un objet et le fond sur lequel il se découpe est réduit par l'atmosphère au seuil que l'observateur peut distinguer. L'expression « portée visuelle » est utilisée à la place de « portée lumineuse » dans la journée. La valeur de la portée visuelle pour chaque aide est incluse dans la base de données SIPA.
Portée lumineuse:
la distance maximale à laquelle un signal donné peut être vu par un observateur à un instant donné, tel que déterminé par la visibilité météorologique prévalant au moment de l'observation. La visibilité, l'éclairage de fond et l'intensité optique de l'aide détermine la portée lumineuse de cette dernière. L'intensité optique de chaque aide est donnée dans un champ réservé à cet effet dans la base de données SIPA. Les autres valeurs doivent être entrées par l'utilisateur.
Portée nominale:
c'est la portée lumineuse lorsque la visibilité météorologique est de 10 milles nautiques, soit un facteur de transmission de T = 0,74. L'intensité optique de chaque aide est donnée dans la base de données SIPA. La visibilité est fixée à 10 NM et l'éclairage de fond doit être entré par l'utilisateur.
Exigences relatives à la perception:
c'est la distance minimale à laquelle une aide visuelle doit être vue, une aide sonore entendue ou un signal radar reçu. On la symbolise par la lettre P, et c'est le rayon du cercle centré sur l'aide et calculé à l'aide de l'équation suivante:

Exigences relatives à la perception = zone de danger + marge de sécurité + imprécision radiale

La Zone de danger est la distance entre l'aide et le danger le plus proche. L'utilisateur évalue cette distance par inspection visuelle d'une carte hydrographique tramée et en cliquant sur le danger le plus proche. MAPRAT calcule alors la distance correspondante. La marge de sécurité et l'imprécision radiale sont entrées manuellement par l'utilisateur.
Trajectoire d'un bateau:
lignes indiquant la route suivie par un bateau dans une voie navigable. Chaque trajectoire doit posséder les attributs suivants : nom du bateau, lieu de départ; lieu d'arrivée, catégorie du bateau; direction et longueur de chaque segment et champ réservé aux notes de l'utilisateur.
 
Système de suivi des applications ATS

Système de suivi des applications ATS

Le Système de suivi des applications, terminé en juillet 1998, a été conçu comme une extension du GeoMapper à l'usage de la Division de la Protection des eaux navigables (DPEN). Tout projet de travail dans une voie navigable doit obtenir le feu vert de la Garde côtière avant d'être mis en oeuvre. Les informations enregistrées dans le système de gestion de la base de données sur les eaux navigables permettent de superposer l'emplacement des projets sur les cartes hydrographiques, les cartes topographiques et les orthophotographies, suivant les besoins.

Grâce au système de suivi des applications, le personnel chargé de la gestion de la base de données sur les aux navgables peut:

  • •Déterminer l'emplacement d'un projet en entrant le numéro de dossier dans le système.
  • Centrer la carte affichée à l'écran sur des coordonnées de latitude et de longitude ou sur un nom de lieu.
  • Planifier des visites en affichant tous les projets devant faire l'objet d'une inspection dans un secteur donné.
  • Insérer des vignettes à l'endroit des projets et imprimer des cartes pour des rapports.
  • Repositionner un projet qui apparaît à un mauvais endroit (à cause de coordonnées latitude/longitude erronées dans la base de données).
  • Mettre à jour la base de données des eaux navigables en y entrant la latitude et la longitude de nouveaux projets.
Chartviewer

Chartviewer

Le Chartviewer a été mis au point en novembre 1998. C'est une version du GeoMapper modifiée pour répondre aux besoins du personnel des Services de communication et de trafic maritimes (SCTM).
 
À l'aide du Chartviewer, le personnel du SCTM peut:

  • Afficher des cartes nautiques couvrant l'ensemble du littoral du Pacifique, y compris l'Alaska.
  • Localiser des endroits inconnus. Un répertoire toponymique est intégré au visualiseur, ce qui facilite les recherches.
  • Trouver des coordonnées en latitude et en longitude.
  • Trouver l'emplacement d'une bouée ou d'une balise.
  • Effectuer des calculs de distances et de directions.