Hélicoptères

Projet d'hélicoptères

Le projet d’hélicoptères a pour but de remplacer la flotte vieillissante d’hélicoptères de la GCC grâce à l’acquisition d’au plus 24 appareils.

Pour apprendre plus en matière du projet d'hélicoptères de la GCC.

Un hélicoptère de la Garde côtière canadienne qui vol au dessus des édifices du Parliament du Canada

Les hélicoptères de la GCC on pour objet d'aider à s'acquitter des responsabilités qui lui incombent dans le cadre des programmes essentiels à la mission du gouvernement:

Les services de transport aérien, plus particulièrement les services de transport par hélicoptère, constituent un élément clé du profil de préparation et de la capacité d'intervention de la GCC.

La Garde côtière possède actuellement une flotte active de 20 aéronefs à voilure tournante à travers le Canada. Ces aéronefs effectuent de nombreuses fonctions différentes, selon la région où ils sont situés.

Quelque sept millions de Canadiens vivent dans les zones côtières, souvent dans de petites collectivités tributaires du tourisme et des ressources de l'océan. Afin de protéger et de servir ces Canadiens, la Garde côtière doit pouvoir compter sur ses services de transport aérien afin de relever le défi que pose cet environnement rude et hostile.

 

Concept global des opérations

Un pilote d'hélicoptère de la Garde côtière canadienne

Les bases à partir desquelles la GCC exploite ses hélicoptères sont faciles à atteindre par de bonnes routes mais, dans bien des cas, le matériel dont le personnel des Services techniques de la Garde côtière doit assurer l'entretien à partir de celles-ci ne l'est pas. Une bonne part du matériel est en fait installé dans les zones littorales canadiennes éloignées ou sur des îles où le personnel ne peut se rendre que par hélicoptère ou par hélicoptère et en bateau.

Certaines tours non gardées qui sont dotées de batteries, de panneaux de cellules solaires, de feux, de radiophares et de répétiteurs dont les SNM et les SCTM ont besoin pour assurer la sécurité opérationnelle de la navigation, sont situées sur des pointes, des promontoires ou au sommet de montagnes qui ne sont pas accessibles par la route. Habituellement, on ne trouve rien d'autre que la tour de la GCC et le matériel connexe sur le site. Il faut transporter au site un ou plusieurs techniciens, ainsi que les outils, les pièces de rechange et/ou les matériaux de construction requis en vue des travaux d'inspection ou d'entretien dont la tour doit faire l'objet. Les changements de température et la faune ne sont pas des facteurs sur certains sites, mais il faut tenir compte des accidents de travail qui risquent de s'y produire (par exemple, chutes, électrocution). Un service d'affrètement privé voudrait quitter le site après y avoir déposé l'équipe chargée d'exécuter le travail (ou exigerait des droits élevés pour attendre celle-ci sur place) mais la GCC ne pourrait en faire autant. L'hélicoptère de la GCC doit habituellement rester sur les lieux jusqu'à ce que l'équipe ait terminé le travail.

Étant donné que les zones littorales du Canada sont accidentées, il est difficile et potentiellement dangereux de se rendre par la mer aux tours situées près des rivages. Il n'est pas pratique d'utiliser les navires de surface, qui atteignent une vitesse de quelques noeuds seulement mais consomment une grande quantité de carburant, lorsqu'il s'agit de parcourir des centaines de kilomètres de littoral comme c'est le cas le long du fleuve Saint-Laurent. En plus de permettre de parcourir ces distances rapidement, les hélicoptères ont un rendement énergétique beaucoup plus élevé.

Ces facteurs et considérations constituent le fondement du concept des opérations de la GCC en ce qui a trait aux hélicoptères. Ce concept repose sur la nécessité :

  • de se rendre dans les endroits auxquels il est impossible d'accéder d'une autre façon ou dont l'accès est très difficile et exige beaucoup de temps;
  • de s'y rendre rapidement de sorte à maintenir les services essentiels 24 h par jour, sept jours par semaine tout au long de l'année dans la mesure du possible;
  • d'assurer la sécurité du personnel pendant les déplacements et sur place; et
  • d'exécuter toutes les tâches mentionnées ci-dessus à un coût raisonnable et avec des ressources minimales.

Cadre et défis opérationnels

La GCC s'acquitte quotidiennement de ses responsabilités dans des conditions opérationnelles et environnementales reconnues comme étant parmi les plus exigeantes, les plus dangereuses et les plus difficiles:

  • les responsabilités et les activités de la GCC englobent un littoral dont la longueur et l'aspect accidenté sont sans égal;
  • la GCC doit exécuter un grand nombre de ses activités dans des endroits isolés ou éloignés qui ne sont pas accessibles par l'intermédiaire des modes de transport conventionnels;la rigueur même de l'environnement de ces endroits perturbe souvent l'exécution des plans et des priorités établis. Il est parfois nécessaire de retarder ou de devancer les activités prévues, en raison de dégâts causés par des tempêtes, et de réaffecter les ressources sur préavis très court. Il est essentiel de posséder une capacité d'intervention souple pour assurer la réussite de la mise en oeuvre de la doctrine opérationnelle dans de telles circonstances;
  • étant donné que les interruptions et les défaillances des aides à la navigation maritime que la GCC est chargée d'entretenir et de réparer sont susceptibles d'avoir de graves conséquences sur les plans commercial et environnemental et, en ce qui concerne les marins, sur le plan personnel, la capacité d'intervenir rapidement et de rétablir les services devient un facteur déterminant;
  • les changements qui surviennent constamment dans les conditions météorologiques nécessitent un niveau de souplesse élevé en ce qui a trait au déploiement opérationnel des ressources de la GCC. Lorsque les intempéries entraînent l'annulation ou la suspension de missions importantes, il est primordial que la GCC soit en mesure d'intervenir dès que les conditions météorologiques s'améliorent, afin de concrétiser les objectifs et les obligations liés à la prestation de services au moyen des ressources restreintes dont elle dispose;
  • les besoins opérationnels en matière de rapidité et de souplesse, tant sur le plan de l'attribution de tâches au personnel que sur le plan de l'affectation du matériel, créent une certaine incertitude dans la vie professionnelle des employés de la GCC. Cette situation peut être une source de stress. Pour soutenir les initiatives gouvernementales visant à favoriser le bien-être dans le milieu de travail et par le fait même à atténuer le stress lié à l'incertitude que ressentent les employés, il faut appuyer ces derniers au moyen de matériel adapté aux besoins opérationnels liés aux tâches qu'ils accomplissent;
  • étant donné que les considérations de sécurité et financières imposent des restrictions sur les heures de travail des équipes techniques et des équipes de construction, il est impératif de réduire au minimum le temps de déplacement afin de maximiser la productivité de celles-ci.

La GCC relève ce défi grâce à la main-d'oeuvre bien formée, expérimentée et dévouée qu'elle a rassemblée, à l'affectation de cette main-d'oeuvre à des bases établies dans des endroits stratégiques à l'échelle du pays et au soutien qu'elle fournit à celle-ci au moyen d'un parc de véhicules terrestres, marins et aériens biens entretenus. Les hélicoptères et la façon dont ils sont exploités constituent une composante intégrale et essentielle de ce parc de véhicules.

Services à la navigation maritime (SNM)

Utilise des hélicoptères pour transporter des marchandises et du personnel dans des sites non accessibles par d’autres moyens de transport.

Un BO-105 arrêté à une station d'aide à la navigation située en région éloignée et alimentée par l'énergie solaire.

Dans le cadre de ce programme, la GCC assure l’accès aux eaux navigables en fournissant des aides à la navigation, en aménageant des voies navigables et en protégeant les eaux navigables.

Ce programme :

  • met en place et maintient des aides comme des bouées, des phares et des systèmes de radionavigation, qui aident les marins à déterminer leur position et leur permettent d’éviter les dangers cachés;
  • fournit aux marins une formation et des renseignements sur l’utilisation du système; et
  • prodigue des conseils à tous ceux qui désirent mettre en place des aides privées à la navigation.

Approximativement 65 % des heures de vol des hélicoptères que la GCC utilise pour s’acquitter de ses responsabilités sont consacrées au soutien des programmes des SNM et des SCTM. Les hélicoptères permettent à la GCC d’accroître la productivité de ses ressources techniques, hautement qualifiées mais restreintes, qui accomplissent entre autres les tâches suivantes :

  • entretien et réparation planifiés et non planifiés des aides à la navigation maritime;
  • changement et appui des équipes de gardiens de phares;
  • installation et mise à l’essai de nouveau matériel sur les sites des phares automatisés situés dans les zones éloignées;
  • entretien planifié et non planifié du matériel des phares automatisés situés dans les zones éloignées;
  • tenue d’inspections sur place visant à déterminer les structures et les installations qu’il y aurait lieu de retirer, en ce qui concerne les phares qu’il est prévu d’automatiser;
  • évaluation environnementale des sites où se trouvent les phares qu’il est prévu d’automatiser;
  • transfert des équipes chargées de retirer des structures et des installations ou de procéder à des opérations de dépollution dans les endroits où se trouvent les phares qu’il est prévu d’automatiser; et
  • retrait de gros matériel (par exemple, réservoirs à combustible, génératrices et moteurs Diesel, etc.) sur le site de phares qu’il est prévu d’automatiser.

Les aides à la navigation maritime sont souvent installées dans des endroits écartés. Il peut être impossible en permanence d’y accéder au moyen de véhicules de transport de surface conventionnels en raison de l’absence de routes ou impossible temporairement d’y accéder en raison des conditions météorologiques qui règnent au moment où l’aide doit faire l’objet d’une visite (visant par exemple à réparer une composante en panne); elles peuvent en outre poser un danger ou des difficultés indus pour les techniciens parce que le site où elles se trouvent est accidenté ou éloigné. Le déplacement par voie terrestre ou maritime à destination de l’aide peut durer plusieurs heures et nécessiter un arrêt de nuit, entraînant ainsi des frais de voyage et des dépenses en heures supplémentaires. Le fait d’envoyer une équipe par hélicoptère permet souvent au personnel d’exécuter les travaux durant les heures normales de travail et de rentrer à la base à temps pour effectuer d’autres travaux le même jour. Les hélicoptères favorisent donc l’utilisation efficace et rentable des services des techniciens qualifiés de la GCC.

Bien entendu, les différentes régions doivent surmonter des difficultés différentes en ce qui a trait à l’accessibilité des aides. Le personnel de certaines régions doit s’occuper d’aides qui sont situées sur des îles. Dans d’autres régions, certains sites sont accessibles par bateau durant l’été mais non durant l’hiver. Dans certains cas, le terrain montagneux constitue un obstacle à surmonter. Dans d’autres régions encore, il peut être difficile d’agir en temps opportun lorsqu’il faut parcourir un vaste territoire et que le transport de surface est le seul moyen qui permette de se rendre à destination.

Services de communications et trafic maritimes (SCTM)

Utilise des hélicoptères pour transporter du personnel et de l’équipement de soutien à un vaste réseau d’installations de communications éloignées.

Un BO-105 arrêté sur une surface SCTM à l'extrémité sud des îles de la Reine-Charlotte, au large de la côte de la C.-B., en attendant que des techniciens réparent les dommages causés par la foudre.

Dans le cadre de ce programme, la GCC fournit des services de communications et de trafic à la communauté maritime (industries de la navigation et de la pêche commerciales, plaisanciers) et dans l’intérêt du grand public. 

Par l’intermédiaire d’un réseau de stations et de tours réparties le long des principales routes maritimes et voies de navigation, les SCTM :

  • exercent une surveillance constante des fréquences internationales de détresse et d’appel afin de détecter les situations de détresse et de résoudre rapidement les incidents de recherche et sauvetage, notamment par l’utilisation d’un réseau d’équipement de radiogoniométrie VHF visant à améliorer les délais d’intervention et à réduire les coûts inhérents;
  • assurent le contrôle des navires pour empêcher la pénétration de navires présentant un danger en eaux canadiennes;
  • assurent la régulation du trafic maritime afin d’accroître la sécurité de la navigation; et
  • fournissent des services de correspondance publique visant à faciliter les communications entre les navires et la terre.

Bien entendu, les stations des SCTM sont accessibles par l’intermédiaire de divers modes de transport y compris par de bonnes voies publiques. Comme dans le cas des Services à la navigation maritime, ce sont les tours dotées de matériel technique complexe (par exemple, radiophares, répétiteurs, systèmes mondiaux de localisation différentiels) et qui sont souvent situées très loin des sentiers battus qui entraînent des difficultés sur le plan opérationnel. En plus d’être en mesure d’effectuer l’entretien périodique requis, il est crucial d’être en mesure d’envoyer le plus rapidement possible une équipe de techniciens sur les lieux d’une tour dont une pièce d’équipement est tombée en panne, de sorte à remettre celle-ci en service rapidement. Même si la tour est accessible par de bonnes routes, le transport d’une équipe par voie terrestre plutôt que par hélicoptère à partir de la base à laquelle elle est rattachée pourrait exiger plusieurs jours, durant lesquels les techniciens ne seraient pas disponibles pour effectuer d’autres travaux.

Déglaçage

Utilise des hélicoptères pour fournir un soutien aux brise-glace durant les activités de déglaçage sur les Grands Lacs, la voie maritime du Saint-Laurent, le golfe du Saint- Laurent et ses voies navigables environnantes.

Vue aérienne type d'un hélicoptère de la GCC effectuant un vol de reconnaisance des glaces en appui aux brise-glace de la région des Maritimes.

Le plus souvent embarqué, mais peut aussi servir d’outil de reconnaissance des glaces à partir d’une base à terre.

Le programme de déglaçage de la GCC vise à assurer la sécurité des navires qui se trouvent dans des eaux couvertes de glace ou à proximité de ces eaux et à prévenir les inondations sur les terres basses situées près des grandes rivières. Les opérations de déglaçage soutiennent l’activité économique en aidant les navires commerciaux à se déplacer de manière sécuritaire et efficace dans les eaux couvertes de glace ou à proximité de ces eaux, en plus de prévenir les pertes économiques liées aux inondations. Et, plus important encore, ces opérations sont cruciales car elles permettent de prévenir les pertes de vie qui peuvent survenir lorsque les glaces infligent des dégâts aux navires ou provoquent de graves inondations.

Les hélicoptères, utilisés pour effectuer la reconnaissance tactique étroite des glaces à l’intention des capitaines de navire directement à partir du brise-glace auquel ils sont rattachés jouent un rôle important dans l’exécution du programme de lutte contre les inondations puisqu’ils permettent de fournir au capitaine du navire des renseignements à jour sur l’état des glaces dans toutes les directions, dans un rayon de cinq kilomètres autour du navire.

En outre, le soutien offert par les hélicoptères constitue en soi une composante indispensable des opérations de déglaçage efficaces et efficientes. En plus de permettre à la GCC d’économiser des sommes considérables lors de l’exécution de ses programmes d’été (Arctique) et d’hiver (Grands Lacs, fleuve Saint-Laurent, golfe du Saint-Laurent, côte nord-est de Terre-Neuve), les hélicoptères favorisent les activités axées sur le commerce maritime dont la valeur atteint des milliards de dollars.

En plus d’appuyer la reconnaissance tactique des glaces (nous abordons la nécessité de cette pratique plus à fond ci-dessous), les hélicoptères rattachés aux brise-glace :

  • appuient la rotation du personnel spécialisé non rattaché à la GCC (spécialistes des services relatifs aux glaces, infirmières, pilotes) qui travaille sur les navires et dont l’horaire de travail diffère de celui de l’équipage habituel du navire (la solution de rechange, qui consisterait à rentrer au port en vue du changement de personnel, ne serait pas pratique);
  • fournissent des services d’évacuation sanitaire (EVASAN) à destination de l’établissement de soins de santé le plus proche ou plus probablement à destination de l’aéroport, au personnel de la GCC en cas de maladie grave ou d’accident de travail;
  • fournissent des services d’EVASAN aux membres des collectivités éloignées du Nord, en cas de maladie ou de blessures graves. Souvent, l’hélicoptère de la GCC est le seul moyen de transport rapide disponible à des centaines de milles et le seul moyen pratique de transporter une personne ayant besoin de soins dans un établissement de santé assez rapidement pour que celui-ci puisse l’aider;
  • transportent les équipes techniques sur les lieux des aides à la navigation qui sont réparties à l’échelle de l’Arctique, pour fins de mise en service / hors service saisonnière et/ou d’entretien; et
  • matière de recherche et sauvetage dans l’Arctique et d’autres régions éloignées.

Dans le cadre du programme de déglaçage de l’hiver, les hélicoptères, qui sont basés à terre ou sur le pont des navires mêmes, aident à faire en sorte que la plupart des ports canadiens restent ouverts à l’année. Les hélicoptères constituent une plate-forme essentielle pour la collecte et l’analyse de données de reconnaissance des glaces visant à fournir des renseignements exacts en temps opportun sur l’état des glaces à l’industrie du transport maritime au Canada. Les données issues de la reconnaissance effectuée par les hélicoptères sont utilisées pour mettre à jour les cartes des glaces et aider les navires commerciaux à naviguer dans les glaces. Ces démarches permettent de réduire la demande de services d’appui direct des brise-glace et, par le fait même, de réaliser des économies et de réduire les délais de livraison par voie maritime.

Les hélicoptères constituent la seule plate-forme permettant d’appuyer efficacement la reconnaissance tactique des glaces effectuée à l’intention des brise-glace qui procèdent activement aux opérations de déglaçage. Décollant du pont du brise-glace, les hélicoptères fournissent au capitaine du navire les renseignements à jour dont il a besoin concernant l’état des glaces dans le voisinage immédiat et jusqu’à une distance de 100 milles devant le brise-glace et le navire commercial ou le convoi que celui-ci escorte. Les données rassemblées au moyen des satellites ou par les aéronefs à voilure fixe ne permettent pas d’en faire autant. Pour effectuer les opérations de déglaçage en toute sécurité et de manière efficace, le capitaine du brise-glace a besoin d’un relevé réalisé par hélicoptère qui fournit les renseignements suivants information précise sur les glaces.  Sans cette information, le capitaine peut avoir de la difficulté à prendre des décisions judicieuses quant au déploiement de la ressource d’une valeur de plusieurs millions de dollars dont il a le commandement, mettant ainsi en péril le brise-glace, l’équipage de celui-ci, et plus particulièrement les navires qu’il escorte.

Les hélicoptères basés sur les brise-glace appuient en outre l’utilisation économique de ces navires. Lorsque des navires individuels formulent des demandes imprévues de services d’escorte dans les glaces ou lorsque le personnel d’un port ou les membres d’un village de pêche demandent au brise-glace de revenir pour effectuer d’autres opérations de déglaçage dans le port, on peut envoyer un hélicoptère, qui est plus rapide et beaucoup moins coûteux (tant sur le plan des coûts en capital et en carburant que sur le plan des autres coûts opérationnels), pour déterminer s’il est vraiment nécessaire que le brise-glace donne suite à la demande de services.

Les hélicoptères basés sur les brise-glace de la GCC appuient d’autres programmes du MPO. Par exemple, durant l’été, les hélicoptères transportent des équipes et des instruments aux stations hydrographiques qui sont réparties à l’échelle de l’Arctique. Vers la fin de l’hiver et au printemps, les hélicoptères appuient les activités de conservation et de protection telles que le recensement des phoques et la gestion de la chasse au phoque.

 

Intervention environnementale

Utilise des hélicoptères pour transporter du personnel et de l’équipement des régions éloignées ou inaccessibles à l’occasion de désastres ou de situations urgentes.

Expérience de brûlage d'hydrocarbures au large de Terre-Neuve (NOBE) : un Bell 212 apporte un appui aérien pendant l'expérience au large de la côte sud de Terre-Neuve.

La GCC assure l’observation des règlements canadiens sur la prévention de la pollution marine conformément aux lois comme la Loi sur la marine marchande du Canada, la Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques et l’Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.

Les services d’aviation, qui sont fournis au moyen d’aéronefs à voilure fixe et d’hélicoptères, jouent un rôle essentiel dans la surveillance des zones fragiles à risque élevé de pollution marine et la détection des déversements.

Les hélicoptères peuvent se révéler particulièrement utiles aux interventions environnementales lorsque l’échouement ou le naufrage d’un navire provoque un déversement et qu’il faut rapidement identifier le contrevenant, déterminer l’étendue du déversement et déployer le matériel de contrôle et de nettoyage pour limiter ou atténuer les dégâts causés à l’environnement. Par conséquent, même si les interventions environnementales ne font pas partie des tâches principales des hélicoptères de la GCC, le programme mise sur la disponibilité de ces derniers pour appuyer ses opérations et sur leur capacité de se rendre pratiquement partout, quel que soit le terrain, pour transporter le personnel, des fournitures et du matériel. La GCC a démontré à de nombreuses reprises qu’elle est en mesure d’intervenir rapidement et de manière efficace en cas de catastrophes écologiques grâce à ses hélicoptères.

Protection des eaux navigables

Dans le cadre de ce programme, la GCC veille à ce qu’aucun travail effectué aux environs d’une voie navigable, tel que la construction de ponts et de barrages, n’entrave l’accessibilité. Au nombre des services qu’elle offre à ce chapitre, mentionnons les suivants:

Un hélicoptère Bell 212 de la base de la ville de Québec transporte un équipage à un site non accessibles le long du Fleuve du St. Laurent.

  • examiner les projets avant la construction afin de s’assurer qu’ils n’entravent pas la navigation et qu’ils n’ont aucune incidence néfaste sur l’environnement;
  • enlever les obstacles à la navigation comme les navires submergés;
  • aviser le Service hydrographique du Canada de tout obstacle à la navigation de sorte qu’il puisse mettre à jour les cartes marines;
  • surveiller les opérations d’aquaculture pour en assurer la conformité.

Recherche et sauvetage (SAR)

Par recherche et sauvetage (SAR), on entend la recherche des personnes, navires et autres moyens de transport, ainsi que la fourniture d’une aide à ceux-ci, quand, selon toute vraisemblance, ils sont en détresse ou menacés d’un danger imminent.

Les hélicoptères de la GCC fournissent une assistance aérienne pendant les exercices spécifiques de SAR.

La CCG est chargée de fournir des ressources SAR maritimes dans les secteurs de compétence fédérale. Les hélicoptères de la GCC sont considérés comme des « navires de passage » en matière de recherche et sauvetage maritime. C’est-à-dire que même s’ils ne constituent pas une des principales plates-formes SAR maritimes, ils peuvent être affectés aux opérations SAR s’ils sont disponibles et se trouvent à proximité des lieux où un incident est survenu.

Un hélicoptère BO-105 avec le machiniste d'extraction debout sur le patin de l'hélicoptère, prise par Mike Reyno, du magazine national canadien de l'hélicoptère

Les opérations SAR, qui constituent une activité réactive dans le cadre de laquelle le temps et la mobilité sont des facteurs critiques, sont difficiles à planifier et à prévoir. Les comptes rendus d’incidents peuvent donner une idée des secteurs où les services de recherche et sauvetage sont les plus susceptibles d’être requis, mais personne ne peut prévoir exactement où et quand une telle intervention sera nécessaire. Les hélicoptères sont d’excellents navires de passage dans de nombreuses situations de SAR puisqu’ils peuvent parcourir de longues distances très rapidement dans toutes les directions.

Prestation de services relatifs à d'autres programmes du Ministère

Sciences

Diverses directions des sciences à travers le MPO utilisent des hélicoptères pour fournir un soutien à divers projets de recherche en cours.

Un hélicoptère BO-105 soutient la recherche scientifique.

Conservation et Protection

C&P sont des utilisateurs réguliers de la flotte d’hélicoptères de la GCC. Ceux-ci sont utilisés pour patrouiller des régions désignées sur chaque côte. La crise du homard à Burnt Church en est l’exemple le plus récent.

Un hélicoptère BO-105 fournit une aide de surveillance pour Conservation et Protection dans la région du Pacifique.

Plusieurs rapports démontrent que les hélicoptères de la GCC appuient le programme de gestion des pêches et les programmes scientifiques du MPO. Pas plus tard qu’en 1998, par exemple, le rapport sur les besoins des utilisateurs de services d’aviation au sein du MPO concluait que les besoins opérationnels en matière de services d’hélicoptère liés aux activités de conservation et de protection dépassaient les fonds disponibles. Autrement dit, le principal élément moteur de l’utilisation des hélicoptères était la disponibilité des fonds et non l’absence de besoins opérationnels. On a en outre déterminé que l’utilisation d’hélicoptères, grâce auxquels on peut surveiller de grandes superficies beaucoup plus rapidement qu’au moyen de navires, permet d’obtenir les mêmes résultats que certaines activités scientifiques de manière plus économique et en moins de temps. Dans le cadre d’une tâche particulière exécutée en collaboration avec Environnement Canada, un hélicoptère de la GCC doté de flotteurs fixes a amerri 76 fois en une seule journée pour ramasser des échantillons, une activité qui aurait normalement nécessité des semaines de travail. Dans un autre cas, on a utilisé un hélicoptère de la GCC pour procéder à l’échantillonnage de la lumière dans l’estuaire du Saint-Laurent, une mission qui a duré seulement 37,3 heures et qui aurait retenu les services d’un navire pendant au moins deux semaines.

En plus d’appuyer d’autres programmes du Ministère, les hélicoptères de la GCC soutiennent les programmes d’autres gouvernements. Au cours de l’été 1999, par exemple, on a loué deux hélicoptères et un brise-glace, le Louis-St-Laurent, au Secrétariat suédois de la recherche polaire dans le cadre d’un contrat d’affrètement axé sur le recouvrement intégral des coûts, en vue d’appuyer le projet que celui-ci exécutait dans la toundra du nord-ouest.