Les radeaux de sauvetage sont utilisés couramment partout dans le monde comme moyen d’évacuation primaire ou secondaire des navires marchands, des navires à passagers, des bateaux de pêche et des installations de forage en mer. Dans de nombreux cas, ils sont exigés par un règlement ou une loi dont le but explicite est la sauvegarde de la vie humaine en mer.
Bien qu’ils soient prescrits universellement à l’intention des navires et des plates-formes de forage et qu’on les trouve à bord de ces navires et structures, le rendement concret qu’on pourrait attendre raisonnablement des radeaux de sauvetage et de leurs utilisateurs est peu connu. L’absence de connaissances quantitatives sur le rendement des radeaux de sauvetage – en particulier à diverses conditions du temps – nuit a la prise de décisions rationnelles quand il faut s’occuper de nombreuses opérations et activités de planification en recherche et sauvetage.
Le projet proposé vise à combler le vide en permettant d’évaluer le rendement opérationnel des radeaux de sauvetage, c’est-à-dire leurs possibilités techniques dans diverses conditions du temps. L’influence que certains facteurs extérieurs et certaines mesures atténuantes pourraient avoir sur le rendement sera évaluée également; il s’agit notamment des facteurs humains et de la formation. Le projet engendrera des connaissances pratiques de nature à favoriser la survie et à appuyer la prise des décisions opérationnelles, le but ultime étant d’améliorer la sécurité des travailleurs et voyageurs de la mer.
L’objet de la présente proposition est d’obtenir du financement dans le cadre du programme FNI pour faciliter la mise au point d’un système de prévisions pour, d’une part, établir un modèle des courants de surface de la côte est et d’une partie de l’Arctique de l’Est et, d’autre part, transférer les données à la GCC pour qu’elles soient saisies dans le CANSARP (système de planification des activités de recherche et de sauvetage au Canada).
Dans une intervention SAR, on délimite la zone de recherche en fonction des renseignements pertinents accessibles au moment de l’incident. À l’heure actuelle, nous disposons de trois modèles de la côte est, mais ceux-ci présentent ou des recoupements ou des vides à différents endroits. Les coordonnateurs d’une recherche doivent prendre des décisions sur le modèle à utiliser tout en étant conscients des lacunes des divers modèles de manière à se baser sur les renseignements les plus fiables. Il faut dire que durant une manœuvre de recherche, ce n’est pas le moment d’évaluer les modèles et de décider lequel utiliser. Le modèle de regroupement des prévisions de la côte réglera les chevauchements et les vides tout en étendant le modèle des courants de surface jusque dans un secteur de l’Arctique de l’Est, autour de la baie de Baffin, au sujet duquel aucune donnée n’est disponible en cas de besoin. Les données en temps réel des dériveurs de surface peuvent fournir les renseignements décisifs requis pour le CANSARP. Toutefois, les données des dériveurs ont une couverture spatiotemporelle limitée : les dériveurs comme les SLDMB (bouées-repères électroniques autolocalisantes) sont déployés par des aéronefs ou des navires envoyés sur les lieux dans le cadre d’une activité SAR. Or, le contrôleur doit tout d’abord se fier à des modèles de courants de surface avant de cerner la zone où il enverra les unités SAR. Ce n’est qu’à leur arrivée sur les lieux que celles-ci pourront se servir des SLDMB pour une recherche plus précise. Il s’agit de la meilleure stratégie permettant de prévoir les courants de surface dans un vaste secteur, soit l’utilisation complémentaire de données en temps réel (SLDMB) et de modèles de prévisions.
Au cours des dix dernières années, des scientifiques de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML), Institut océanographique de Bedford (IOB), et de l’Université Dalhousie ont élaboré des modèles de courants océaniques des Grands Bancs, du plateau néo-écossais et du golfe Saint-Laurent. Par conséquent, on se fondera sur l’expérience acquise pour mettre au point le présent projet, c’est-à-dire un modèle prévisionnel élargi, qui couvrira tout le littoral est du Canada et qui présentera des fonctions avancées pour l’obtention de résultats fiables. On procédera au calibrage et à la validation du modèle en se servant des données des dériveurs de surface déployés par la Garde côtière canadienne et le Collège de la GCC. Ainsi, on mettra au point un système prévisionnel dont l’architecture sera inspirée d’un système actuel et qui offrira une panoplie de fonctions comme le transfert de données, l’exécution de modèles, l’affichage graphique et la livraison de données.
Dans la proposition, on vise l’intégration de trois modèles de la côte est et d’une annexe, de manière à couvrir des régions non incluses dans les modèles actuels. Les courants de surface générés par l’ordinateur seront transférés à la GCC et saisis dans le CANSARP comme références usuelles. Les activités décrites dans la proposition sont intimement liées aux efforts que le ministère des Pêches et des Océans (MPO) et les scientifiques déploient en océanographie opérationnelle en vue de renseigner les organismes d’opérations et d’appuyer le Ministère qui doit voir à offrir, dans le cadre de son mandat, des voies navigables accessibles et sans danger. Dernièrement, au MPO, on a mis sur pied un groupe de travail sur la modélisation régionale des eaux océaniques. Celui-ci appuie sans réserve une solution unifiée pour la prévision à court et à moyen terme des eaux de plateau canadiennes. Deux projets du Programme de recherche et de développement énergétiques (PRDE) ont permis de financer des activités de recherche intimement liées à celles de la présente proposition, soit l’étude de l’effet des vagues sur les courants de surface et la construction d’une grille numérique pour un modèle océanique élargi.
L’objet du présent projet est de préparer et de planifier des simulations d’exercices sur maquette et en milieu réel, dans la région du Québec. Essentiellement, les exercices visent une sensibilisation accrue de divers organismes, des exploitants de navires à passagers et des autorités aéroportuaires installés près du Saint-Laurent aux répercussions possibles d’une catastrophe touchant un grand nombre de passagers, et le renforcement de la collaboration des intervenants en cas d’urgences réelles. On ferait en sorte que les exercices en question permettent également l’atteinte des objectifs du plan provincial de sécurité civile en cas de catastrophe touchant un grand nombre de passagers (responsabilité du ministère de la Sécurité publique du Québec). La répartition des responsabilités entre les niveaux d’intervention risque de présenter des difficultés; ce n’est qu’en planifiant les exercices qu’on sera en mesure d’éviter ou de régler tous les problèmes éventuels.
Alors, essentiellement, l’objet du programme est d’atténuer les effets d’une catastrophe en facilitant une coordination efficace des divers organismes d’intervention.
La première partie du programme, dans le cadre de l’exercice financier 2005-2006, sera axée sur la préparation et l’organisation de quatre simulations d’exercices sur maquette, soit trois catastrophes maritimes et une aéronautique.
Suivant l’analyse des résultats de ces quatre simulations, deux exercices en milieu réel seront préparés pour le début de 2006-2007, en fonction d’un incident maritime et d’un incident aérien.
Les exercices en milieu réel feraient appel à la participation d’organismes fédéraux (GCC, Transports Canada, Parcs Canada et les Forces canadiennes), provinciaux (Sûreté du Québec, ministère de la Sécurité publique du Québec, Société des traversiers du Québec) et municipaux (le Service de police de la Ville de Montréal) et de groupes privés susceptibles d’avoir à organiser une intervention concertée.
Les plans d’intervention en cas d’urgence de la GCC, du ministère de la Défense nationale et du gouvernement du Québec seraient rajustés pour atteindre un degré plus élevé d’harmonisation entre eux. Aussi, on préparerait un guide de planification qui serait distribué aux exploitations de petits navires d’excursion.
Finalement, on produirait un enregistrement vidéo, question d’avoir du matériel didactique durable (la durée de vie utile du film vidéo serait de dix ans).
Référence : exercice de mai 2004 à Tadoussac / atelier 2004 sur la planification de mesures d’urgence en cas de catastrophes maritimes.
Ce projet a pour but d'établir un partenariat du MPO/GCC avec le MDN et l'University of Maine en vue de l'installation et de l'intégration d'un réseau de SeaSondes CODAR dans la région de recherche et sauvetage à forts courants, au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Une fois le réseau installé et initialisé, le MetOc Halifax des FC assumera la propriété, l'exploitation et la maintenance du réseau. Le MetOc sera responsable du cycle à long terme de gestion et de maintenance de ce système.
Ce projet vise à prévoir la dérive et les calculs relatifs à la zone de recherche effectués par la GCC, ainsi qu’à explorer et à recommander des améliorations sous la forme d’un rapport qui sera soumis à la GCC et à l’Organisation maritime internationale. Aux travaux de conception théorique et de validation s’ajoutera un court essai en conditions réelles.
L’exercice de recherche et de sauvetage (SAREX) Ocean Guardian III est de nature pluridisciplinaire et intergouvernementale, avec des éléments fédéraux SAR aux niveaux maritime, aéronautique et terrestre, et d’autres éléments impliquant des administrations et autorités provinciales et municipales.
Le scénario d’une durée de deux jours prévoit l’évacuation d’un bâtiment à passagers navigant le long de la côte ouest de Terre-Neuve-et-Labrador durant un scénario de détresse, et fournit la possibilité de mettre à l’essai le plan de catastrophe en mer (CATMAR) de la SRR de Halifax.
L’Organisation des mesures d’urgence, la police provinciale (Force constabulaire royale de Terre-Neuve et Division B de la GRC), et les Services d’urgence de santé de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que la Ville de Corner Brook auront l’occasion de mettre à l’essai leurs plans d’urgence en cas de catastrophe.
Les autorités vont coopérer et tester leur capacité d’intervention pour vérifier que leurs efforts concertés et en temps voulu se traduiront par une intervention efficace. Le compte rendu de l’exercice et la révision post-exercice porteront sur les lacunes relevées lors de l’intervention coordonnée en vue d’améliorer la capacité d’intervention de tous les organismes selon le CATMAR dans la SRR de Halifax.
C-Core va trouver une application-multié d’un marqueur maritimes pour le garde côtière canadienne (GCG), les ressources de SAR lequels qui sont facilement déployés, efficaces, de bonne prix et qu’ils auraient la capacité de survivre dans l’environnement la plus mauvaise. Pour l’ameliorization des opérations de sauvetage, pour limiter le duration de recherche.
La Garde côtière auxiliaire canadienne aimerait élaborer et mettre en œuvre un programme d’amélioration SAR qui permettra d’accroître la sécurité et la sûreté des anciens ou nouveaux intervenants SAR. S’inspirant du The RNLI Handbook du R.-U. comme point de départ, la GCAC aimerait concevoir une version canadienne accompagnée d’un CD‑ROM qu’elle pourrait distribuer à tous les membres de la GCAC.
Fondée sur le succès du programme d’embarcations de sauvetage institué au R.-U., la version canadienne du The RNLI Handbook serait utile à l’ensemble des membres de la GCAC, qu’ils soient affectés sur un bâtiment privé ou appartenant à la communauté. Les marins les plus chevronnés trouveront qu’il s’agit d’un document de référence convivial, tandis que les nouvelles recrues auront à portée de main un manuel détaillé du marin.
La sécurité et le bien-être de notre personnel durant les opérations de SAR influent directement sur l'efficacité des interventions de recherche et sauvetage. La Garde côtière auxiliaire canadienne aimerait doter ses membres de feux stroboscopiques individuels. Ces feux serviraient à la sécurité du personnel durant les tâches nocturnes. Conçus pour des conditions rigoureuses, ils sont plus économiques que les fusées éclairantes, plus sûrs pendant l'entreposage et plus durables en stock, ils exposent moins les intervenants à des risques de brûlures, ils ne dégagent pas de fumées toxiques en cours d'utilisation et ils peuvent fonctionner 16 heures avec des piles « D ». Ils clignotent 60-70 fois par minute, et ils sont visibles à deux milles par temps clair.
La GCAC aimerait aussi équiper 500 unités d'autres radios VHF maritimes portatives. Lorsque des navires de la GCAC interviennent dans des situations de recherche et sauvetage, il arrive que le navire accidenté ne puisse pas répondre aux communications ou établir des communications efficaces. Si une radio VHF portative est disponible à bord du navire de la GCAC, l'appareil pourrait être transféré à bord du navire accidenté afin d'assurer le maintien de communications efficaces.
Ce projet vise à réunir des données sur la probabilité de détection et à déterminer la largeur de balayage pour des radeaux de sauvetage à quatre et sept passagers en recourant à un navire toutes saisons de recherche et sauvetage pour les missions de recherche et sauvetage en présence de conditions météorologiques défavorables à l’automne et en hiver dans l’Est du Canada. Il s’agit de la prolongation de la collecte de données sur la dérive pour le nouveau radeau de sauvetage Ovatek.