Avis important :
Responsabilités concernant l'élaboration des politiques et la mise en œuvre, l 'application et l’administration du règlement sur la Protection des aides à la navigation (date d'abrogation : 1 juillet 2007, ce règlement fait maintenant partie de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada), le règlement sur les bouées privées, la Loi sur la protection des eaux navigables et le règlement sur les restrictions à la conduite des bateaux ont été transférés du ministère des Pêches et Océans Canada, Garde côtière canadienne à Transports Canada.
Ainsi, il faut comprendre que toutes les références aux lois et/ou règlements mentionnés ci-dessus, incluses dans ces publications, sont la responsabilité de Transports Canada. Toutes questions concernant ces lois et règlements doivent être envoyés à l'adresse Internet suivante : webfeedback@tc.gc.ca .
Le programme d’aides à la navigation de la Garde côtière canadienne s'assurera que ce changement de responsabilité soit inclus dans ces futures publications.
Avant-propos
Avertissements
Introduction
Généralités
Prudence à exercer dans l'utilisation des aides à la navigation
Règlement sur la protection des aides à la navigation
Code Criminel
Règlement sur les bouées privées
Règlement sur les restrictions à la conduite des bateaux
Règlement sur les abordages
Aides à la navigation de la Garde côtière
Autres aides à la navigation de l'État
Aides privées à la navigation
Généralités
Marques et dimensions
Notification du public
Caractéristiques des feux de balisage canadiens
Aides flottantes à la navigation (Bouées)
Bouées de navigation
Bouées cardinales
Bouées spéciales
Identification de jour
1. Couleur de la bouée
2. Forme de la bouée
3. Voyants
1. Caractéristiques du feu de la bouée
2. Couleur du feu de la bouée
3. Matériau réfléchissant
Généralités
Phares
Balises de jour
Alignements
Signaux de brume
Feux à secteurs
Réflecteurs radar et balises radar (RACON)
Radiophares
Loran-C
Système de positionnement global (GPS)
Système de positionnement global en mode différentiel (DGPS)
Publications connexes et sources
Publications connexes
Sources des publications connexes
Organismes provinciaux - Règlement sur les restrictions à la conduite des bateaux
Bureaux régionaux du Service hydrographique du Canada
Bureaux de la Garde côtière canadienne
Sources aux États-Unis
La Garde côtière canadienne est heureuse de publier l'édition 2001 de la brochure intitulée Le Système canadien d'aides à la navigation. Cette édition remplace l'édition 1995 et constitue la nouvelle norme pour les aides à la navigation au Canada.
Comme vous pourrez le constater, cette édition a été améliorée. Les modifications sont les suivantes:
La Garde côtière estime que cette nouvelle version donne un aperçu beaucoup plus complet du système canadien d'aides à la navigation et, de ce fait, suscitera un intérêt grandissant des plaisanciers canadiens.
Aides à la navigation - ensemble des marques ou dispositifs extérieurs aux navires, mis en place pour aider le navigateur à déterminer sa position et son cap, pour l'avertir de la présence de dangers ou d'obstacles, ou pour lui indiquer le meilleur trajet ou le trajet préféré.
Il incombe à la Garde côtière canadienne de fournir les aides à la navigation en eaux canadiennes sauf en ce qui concerne les voies navigables Trent-Severn et Rideau, lesquelles sont sous la responsabilité de Parcs Canada.
NOTA: On trouvera la liste complète des bureaux régionaux de la Garde côtière canadienne aux pages 60-62.
Il faut utiliser les aides à la navigation de concert avec les publications maritimes, notamment les cartes marines, le Livre des feux, des bouées et des signaux de brume, les Aides radio à la navigation maritime et les Instructions nautiques afin de bien en comprendre et en interpréter les fonctions. On peut obtenir des renseignements concernant les cartes marines et les Instructions nautiques auprès du Service hydrographique du Canada, ministère des Pêches et Océans, à Ottawa (voir page 59).
Le Système canadien d'aides à la navigation est un système mixte, soit latéral et cardinal. La connaissance des caractéristiques de chacun de ces types d'aides est indispensable pour utiliser le système sans danger.
Les aides latérales sont des bouées ou des aides fixes. Ces aides balisent l'emplacement d'un danger ainsi que celui du chenal le plus sécuritaire ou le plus profond en indiquant de quel côté passer. Pour bien interpréter les aides latérales, il faut connaître la direction du balisage qui correspond à celle de l'amont. C'est la direction dans laquelle se déplace un navire venant de la mer qui fait route vers la source d'un cours d'eau, vers un port ou dans le sens du courant. En général, naviguer en amont c'est se diriger vers le sud le long du littoral de l'Atlantique, vers le nord le long du littoral du Pacifique et vers l'est le long du littoral de l'Arctique. La direction de l'amont de certains cours d'eau est indiqué sur les cartes marines à l'aide de traits et de flèches.
Lorsqu'un navire va vers l'amont, il doit laisser sur tribord (à droite) les bouées de tribord et sur bâbord (à gauche) les bouées de bâbord.
Les aides cardinales sont des bouées ou des aides fixes. Toutefois, les seules aides cardinales actuellement en usage dans le système canadien sont les bouées.
Les aides cardinales balisent l'emplacement des dangers ainsi que celui du chenal le plus sécuritaire ou le plus profond par rapport aux quatre points cardinaux. On compte quatre marques cardinales, soit nord, est, sud et ouest. Ces aides sont placées de telle manière que le chenal le plus sécuritaire ou le plus profond se trouve dans le quadrant indiqué par la marque (par exemple, au nord d'une bouée cardinale nord).
À plusieurs endroits au Canada, l'état des glaces en hiver nécessite l'enlèvement des bouées de navigation et l'interruption de la navigation. Le fonctionnement des feux de navigation et des signaux de brume sur le rivage peut être interrompu. Certains feux peuvent aussi être remplacés par des feux d'intensité plus faible.
Dans les régions où les conditions imposées par les glaces sont moins rigoureuses et où la navigation se poursuit, il arrive que les bouées non lumineuses utilisées en été demeurent en place ou que les bouées lumineuses soient remplacées par des bouées d'hiver plus robustes mais non lumineuses. Les navigateurs qui empruntent des chenaux marqués par de telles bouées avant l'ouverture officielle de la saison de navigation doivent savoir que, en raison des tempêtes et du déplacement des glaces, ces bouées n'occupent nécessairement la position prévue.
Des bulletins diffusés par les stations radio maritimes locales, des Avis à la navigation ou des Avis aux navigateurs informent les navigateurs de l'interruption de la navigation, de l'enlèvement saisonnier ou du remplacement des bouées, de la réouverture des secteurs de navigation et du positionnement des bouées ainsi que de la suspension temporaire d'autres aides à la navigation.
La plupart des bouées et de nombreuses aides situées à terre sont revêtues d'un matériau qui réfléchit la lumière. Ce matériau est coloré pour indiquer le type ou la signification latérale de l'aide. Il améliore la visibilité des numéros, des lettres et des symboles d'identification des bouées de courte portée. Dans le cas des bouées lumineuses, il s'agit d'une source lumineuse auxiliaire.
La Garde côtière canadienne recommande que les navires qui dépendent d'aides à la navigation soient équipés de projecteurs pour tirer au besoin de ce matériau réfléchissant. Il est conseillé que les grands navires soient équipés de projecteurs d'au moins 75 000 candelas fixés au bâtiment et que les petits navires aient à bord un projecteur à main muni d'une ampoule de 3 watts alimentée par une pile de 6 volts et fournissant une intensité lumineuse de 4 000 candelas.
Les aides à la navigation du Canada sont conçues et positionnées en tenant compte des vitesses prévues des navires. Par conséquent, on ne peut en tirer pleinement parti en cas de vitesse excessive. La Garde côtière canadienne conseille aux navigateurs de respecter, le cas échéant, les limites de vitesse locales et de faire preuve de jugement dans les autres situations.
Les navigateurs sont instamment priés de réduire leur vitesse et d'avancer prudemment par mauvais temps ou lorsque la visibilité est réduite (notamment de nuit), dans les secteurs à risque ou très fréquentés ou lorsque de la glace s'est formée. Dans ces conditions, il faut tenir compte de la possibilité de panne du matériel, des limites des aides à la navigation et de la réduction du délai de réaction, difficultés qui ne font que s'aggraver à grande vitesse.
NOTA: La Règle 6 du Règlement sur les abordages établi en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada donne des indications relatives à la vitesse de sécurité.
Une réglementation a été établie, aux termes de la Loi sur la marine marchande du Canada, afin d'exiger que quiconque ayant endommagé accidentellement une aide à la navigation en informe la Garde côtière canadienne afin de garantir le maintien de cet important service. Cette réglementation, intitulée Règlement sur la protection des aides à la navigation, se lit comme suit :
« 1. Le présent règlement peut être cité sous le titre : « Règlement sur la protection des aides à la navigation. »
« 2. Dans le présent règlement, "aide à la navigation " désigne une bouée, une balise, un phare, un bateau-phare ou tout autre ouvrage ou dispositif qui est installé, construit ou entretenu en vue d'aider à la conduite des navires."
« 3. (1) La personne responsable d'un navire ou d'une remorque qui renverse, déplace, endommage ou détruit une aide à la navigation doit en informer aussitôt que possible le plus proche directeur général régional ou gestionnaire de district de la Garde côtière canadienne du ministère des Pêches et Océans.
(2) Quiconque contrevient au paragraphe (1) est passible d'une amende de 200 $.
En vertu de l'article 439 du code criminel du Canada :
« 439. (1) Est coupable d'une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire quiconque amarre un navire ou un bateau à un signal, une bouée ou un autre amer servant à la navigation.
La pénalité est une amende n'excédant pas 2000 $ ou six mois d'emprisonnement ou les deux.
(2) Est coupable d'un acte criminel et passible d'un emprisonnement maximal de dix ans quiconque volontairement change, enlève ou cache un signal, une bouée ou un autre amer servant à la navigation.
Le Règlement sur les bouées privées, aux termes de la Loi sur la marine marchande du Canada, s'applique à toutes les bouées privées mises en place aux fins de la navigation ou d'amarrage, sauf celles servant à signaler des engins de pêche. Ce Règlement a été promulgué dans le but de veiller à ce que les bouées privées du Canada soient conformes aux normes internationales approuvées et à celles de la Garde côtière. Dans le cas où une aide privée à la navigation n'est pas conforme à ces normes, la Garde côtière peut exiger son enlèvement ou sa réparation conformément au Règlement.
De façon générale, les dispositions principales de ce Règlement sont les suivantes :
En vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada, toute personne qui ne se conforme pas aux lignes directrices légiférées est passible, sur déclaration sommaire de culpabilité, d'une amende d'un maximum de 200 $. Dans le cas d'un accident, le propriétaire d'une bouée privée peut également être responsable de tout dommage subi en raison de l'exploitation et/ou de l'entretien négligent de l'aide.
NOTA: Pour obtenir de plus amples détails, on se reportera au texte complet du Règlement.
Un règlement a été établi en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada afin de restreindre la présence, les activités, la vitesse et la puissance des moteurs des bateaux dans certaines eaux canadiennes. Ce règlement définit aussi les interdictions qui s'appliquent à la construction, au marquage, à la mise en place, au traitement et à l'enlèvement des écriteaux restrictifs autorisés. Les dispositions principales sont les suivantes :
On trouvera, à la fin du texte, la liste complète des organismes provinciaux à contacter pour se renseigner sur les restrictions à la navigation de plaisance et les permis. Pour de plus amples renseignements, consulter le texte complet du chapitre 1407 du Règlement sur les restrictions à la conduite des bateaux établi en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada.
Ce règlement définit la conduite à observer pour éviter un abordage quelles que soient les eaux dans lesquelles se trouvent les navires. Il indique aussi en détail les aides à la navigation qui doivent se trouver à bord (entre autres, les feux et les appareils de sondage) et donne des directives pour la sécurité de la navigation et l'emploi des aides.
Les navigateurs remarqueront les similitudes entre les exigences de ce règlement, les normes de la Garde côtière et les pratiques privées courantes pour ce qui est de la couleur des feux et des caractéristiques des éclats. On trouvera ci-dessous la liste des feux exigés par la loi qui peuvent être confondus avec d'autres feux réglementaires courants (par exemple, des feux à éclats bleus balisent souvent l'entrée des ports privés : des feux à éclats jaunes indiquent l'existence de bouées spéciales).
| Nom | Description | Usage |
|---|---|---|
| Jaune à éclats | Feu jaune dont les éclats se succèdent régulièrement à la fréquence de 120 éclats ou plus à la minute. | Aéroglisseurs naviguant sans tirant d'eau. |
| Jaune à éclats | Feu jaune dont les éclats se succèdent régulièrement à la fréquence de 50 à 70 éclats à la minute. | Navires en train d'être poussés. |
| Bleu à éclats | Feu bleu dont les éclats se succèdent régulièrement à la fréquence de 50 à 70 éclats à la minute. | Navires de l'État ou de la police en mission. |
| U en morse | Feu blanc dont le signal est composé de deux éclats courts suivis d'un éclat long, le tout étant répété deux fois par minute. | Navires stationnaires de prospection ou d'exploitation. |
Il est vivement conseillé aux navigateurs d'être sur leurs gardes en raison de l'existence de ces similitudes dans les eaux canadiennes.
La Garde côtière canadienne est de loin l'organisme qui possède et entretient le plus grand nombre d'aides à la navigation en eaux canadiennes si on tient compte à la fois des aides qu'elle possède et de celles qui sont régies par un accord spécial ou un programme de partenariat avec un autre organisme d'État en vertu duquel les responsabilités d'exploitation et d'entretien lui sont dévolues.
Les aides à la navigation de la Garde côtière et certaines autres appartenant aussi à l'État se distinguent des bouées privées par leur codification particulière.
NOTA: Pour de plus amples renseignements sur l'identification des bouées de la Garde côtière, on consultera la section portant sur les bouées et leur numérotation.
D'autres organismes gouvernementaux placent aussi des aides à la navigation, des bouées à usage spécial ou des balises. Il peut s'agir d'organismes fédéraux, provinciaux, municipaux ou autres, de ministères, de sociétés d'État ou d'autres autorités. À titre d'exemple, le ministère de la Défense nationale, Parcs Canada, les commissions des havres et ports et les sociétés de traversiers possèdent des aides à la navigation.
Habituellement, lorsque ces aides figurent sur les cartes, elles ne sont pas désignées par les lettres "PRIV" qui indiquent les aides privées. Si elles sont décrites dans le Livre des feux, des bouées et des signaux de brume, elles y figurent avec le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de leur propriétaire.
© Pêches et Océans Canada 2001
Cat. No. T31-29/2001F
ISBN 0-660-96563-1
Ottawa, Canada
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Une copie papier de cette publication peut être achetée au Services hydrographique du Canada.
Note : Des graphiques peuvent ne pas être incluent ou ne pas être exactement présentés comme dans la publication version papier.