Pêches et Océans Canada, Garde Côtière Canadienne | Fisheries and Oceans Canada, Canadian Coast Guard
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USQUE AD MARE
Historique de la Garde côtière canadienne et des Services de la Marine
par Thomas E. Appleton

L'aide bénévole

Bien que les bâtiments et les embarcations de sauvetage basées sur le rivage de la Garde côtière soient armés par des marins de l'État, la tradition du sauvetage en se limite aucunement aux professionnels. Notamment lorsqu'il s'agit de petites embarcations appartenant à des agglomérations dispersées, il est indispensable que l'organisation de sauvetage soit informée rapidement et de façon précise des détails qu'on ne peut se procurer que sur place et qui font l'objet de constants changements. À partir de 1963, des agents de sauvetage bénévoles de la Garde côtière, dont le nombre atteint plusieurs centaines pour tout le Canada, ont été désignés à cet effet par le ministère sur proposition de l'officier de sauvetage de la Garde côtière régionale. Ces agents s'emploient, à titre gratuit, à coordonner l'aide bénévole locale suivant leurs différentes possibilités et les moyens existants. Ce peut être des hommes ou des femmes de toutes les classes sociales et allant des directeurs de sociétés de pêches ou de navigation que concerne directement la sécurité des navires et qui possèdent eux-mêmes certains moyens autonomes de sauvetage, aux commerçants, aux instituteurs, aux téléphonistes ou aux retraités qui tous à même de jouer un rôle inappréciable sur le plan des communications. Ils peuvent, entre autres, rendre compte d'accidents au moment où ils surviennent, répondre à des appels du centre de sauvetage désireux de savoir où se trouve un navire porté manquant, prendre contact avec les familles ou les proches parents qui peuvent apporter. En reconnaissance de ces services et pour identifier celui qui est localement désigné à cet effet, les agents de sauvetage bénévoles reçoivent une plaque de métal qu'ils doivent suspendre à l'extérieur de leur maison ou de leur lieu de travail qui devient alors le poste local de recherches et sauvetage. Les officiers de sauvetage de la Garde côtière visitent ces postes de temps en temps pour s'assurer que les agents bénévoles sont tenus au courant de toutes les questions qui touchent à leurs obligations. En plus de la plaque, ces derniers reçoivent un insigne de la Garde côtière dont ils constituent un élément important.

Là où il existe un grand nombre de bateaux de plaisance, des « capitaines des recherches » bénévoles de la Garde côtière sont désignés sur nomination de leur yacht-club ou de leur organisation de canotage et sur avis conforme l'officier de sauvetage de la Garde côtière. Ils doivent être propriétaires de bateaux adéquats, équipés de radiotéléphone, et se porter volontaires pour des missions de recherches et de sauvetage suivant les circonstances ou à la requête de l'officier de sauvetage de la Garde côtière. Ils n'ont à exercer leur fonction que lorsqu'ils sont maîtres de leur bateau et doivent se tenir prêts à appareiller dans les plus brefs délais. De même que l'agent de sauvetage bénévole, le capitaine de recherches ne reçoit ni salaire ni rétribution d'aucune sorte mais comme signe distinctif, on lui remet une flamme officielle bleu et blanc portant la feuille d'érable rouge et les lettres « SR ». Il le hisse quand il est à bord, prêt à partir en opération s'il y a lieu.

Nous avons déjà fait remarquer à propos des débuts du service météorologique comment des observateurs se proposaient à titre privé pour recueillir les informations statistiques nécessaires à l'établissement des prévisions atmosphériques. Aujourd'hui, dans le service des recherches et sauvetage, un effort comparable est soutenu de la même façon par des agents bénévoles qui en fait de récompense, se contentent de la satisfaction qu'apporte le devoir accompli. Cette large contribution, en grande partie ignorée et qui se rencontre souvent dans des régions à la population clairsemée, témoigne de la conscience sociale du pays à une époque où l'initiative individuelle tend à disparaître.