Identification et suivi à distance des navires (LRIT)

Navire commercial se faisant escorter à travers les glaces par le NGCC Samuel Risley sur la rivière St-Clair, Ontario

Aperçu

La Garde côtière canadienne a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration et le déploiement de l’un des nouveaux outils les plus efficaces en matière de sûreté maritime mondiale : le système à longue portée d’identification et de suivi à distance des navires (LRIT). Dans la foulée des attaques du 11 septembre, l’Organisation maritime internationale a favorisé la création d’un système par satellite qui donnerait aux gouvernements participants (États du pavillon) la capacité et le temps d’évaluer les risques pour la sûreté que posent les navires de classe assujettis à la Convention de la sauvegarde de la vie humaine en mer SOLAS (les navires de 300 tonneaux de jauge brute ou plus qui effectuent un voyage international) qui ont l’intention de pénétrer dans leurs ports ou qui naviguent à moins de 1 000 milles marins de leurs côtes.

La Garde côtière canadienne a joué un rôle important dans le développement du LRIT, autant d’un point de vue technique que d’un point de vue stratégique, et a été l'un des premiers gouvernement contractant à le mettre en œuvre. Le système est entré en service le 1er juillet 2009, et avant la fin de cette année-là, la Garde côtière avait atteint son principal objectif de mettre en œuvre les capacités de sûreté du LRIT en concert avec ses partenaires du Centre des opérations de la sûreté maritime.

Mode de fonctionnement du système

Trafic dans les eaux canadiennes d’après le système d’Identification et suivi à distance des navires (LRIT)

À titre de complément au système d’identification automatique (SIA) intégré aux stations radio sur le littoral, le LRIT est un système point à point sécuritaire qui permet de recueillir, d’emmagasiner et d’acheminer les données des navires lorsqu’ils naviguent en haute mer. À la différence du SIA, les signaux du LRIT sont chiffrés afin de veiller à ce qu’ils ne soient pas interceptés et décodés illicitement. Les navires de classe assujettis à la Convention SOLAS doivent automatiquement transmettre leur identité, leur position ainsi que la date et l’heure de leurs transmissions quatre fois par jour, ou si nécessaire, aussi souvent qu’une fois toutes les 15 minutes.

Les États du pavillon emmagasinent les données visant leurs propres navires dans un centre de données spécialisé ou régional et fournissent à d’autres États du pavillon sur demande des données spécifiques aux navires lorsqu’un navire entre dans les eaux côtières de l’État ou signale qu’il a l’intention de pénétrer dans un de ses ports. Les données recueillies par le centre de données LRIT du Canada peuvent être communiquées à un centre des opérations de la sûreté maritime et combinées à d’autres données des capteurs afin d’accroître la connaissance de la situation maritime.