Le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM) est le système international qui utilise des installations de communications de terre et par satellite ainsi que des systèmes radiophoniques à bord des navires pour prévenir rapidement les responsables à terre des communications et du sauvetage, ainsi que les navires se trouvant dans le voisinage, en cas de détresse maritime.
Le présent dossier documentaire donne un bref aperçu du Système mondial de détresse et de sécurité en mer et de ses effets sur les pêcheurs et les plaisanciers. Le SMDSM modifie radicalement les règles internationales régissant le matériel de sécurité radio à bord des gros navires. À l'heure actuelle, la plupart des pêcheurs et plaisanciers ne sont pas tenus de participer au SMDSM. La plupart des marins vont constater que certaines radios maritimes traditionnelles ont été modifiées afin d'automatiser l'écoute et l'appel. Le SMDSM entra en service à l'échelle mondiale le 1er février 1999.
Le présent dossier documentaire porte sur la partie terrestre du SMDSM parce que c'est le principal système du SMDSM utilisé par les pêcheurs et les plaisanciers. Le service radio général (service radio grand public) et les téléphones cellulaires ne font pas partie du SMDSM, mais on continuera de les utiliser. La Garde côtière canadienne (GCC) ne recommande pas les téléphones cellulaires comme remplacement des systèmes radio de détresse et de sécurité en mer dans la bande radio maritime VHF. Une radio VHF permet également de recevoir des avis de tempête et d'autres informations maritimes urgentes. La Garde côtière annonce ces diffusions sur la voie VHF 16. La réception en temps opportun de ces informations peut sauver votre navire et vous sauver la vie. En outre, votre radio VHF peut être utilisée n'importe où en Amérique du Nord et outre-mer.
Le principal changement apporté à la radio VHF, est l'ajout d'un dispositif appelé Appel sélectif numérique (ASN) qui permet aux navires d'assurer la veille permanente requise sur la voie 70 (la voie d'appel ASN) avec de l'équipement automatique. La plupart des pêcheurs et des plaisanciers ont déjà à leur bord des radios maritimes VHF; cependant, elles ne sont pas compatibles avec l'ASN. Le récepteur ASN d'un navire ne répondra qu'à l'identité dans le service mobile maritime, à un appel « ISMM » ou à un appel ASN de type « À tous les navires ». Après avoir établi la communication sur la voie 70, les deux parties passeront à une voie téléphonique convenue pour se parler. À l'heure actuelle, les pêcheurs ne sont pas tenus d'installer l'ASN, mais ils installent volontairement l'équipement recommandé. Quand le SMDSM sera complètement mis en oeuvre, les navires qui n'auront pas l'ASN auront de la difficulté à communiquer avec les navires assurant la veille sur la voie d'appel ASN uniquement. Ce ne sera cependant pas le cas dans une zone de services du trafic maritime où les navires sont toujours tenus d'assurer la veille sur la fréquence appropriée du secteur des Services du trafic maritime.
L'ASN a été intégré au réseau des Services de communications et de trafic maritimes (SCTM) de la Garde côtière canadienne de stations VHF jusqu'à la frontière Québec-Ontario, ainsi que sur les côtes est et ouest du Canada. L'ASN-VHF sera également disponible sur les Grands Lacs à compter de septembre 2007. Une fois le réseau ASN en place, la GCC prévoit assurer une écoute permanente sur la voie VHF 16, la voie de détresse et d'appel, dans l'intérêt des pêcheurs et des plaisanciers, pendant une période de temps indéterminée. On s'attend à ce que l'industrie manufacturière commence à produire de nouveaux modèles de radios VHF avec fonction ASN. Cependant, la radio VHF sans ASN qui est actuellement « homologuée », continuera probablement d'être fabriquée. Il est peu probable que l'on exige que les radios VHF portatives soient munies de l'ASN. Parce qu'on n'a pas mis la dernière main aux règlements révisés, très peu de fabricants produisent des radios VHF avec fonction ASN simplifiée à l'heure actuelle.
La Garde côtière canadienne, après avoir consulté le Conseil consultatif maritime canadien (CCMC), a décidé de ne pas installer l'ASN à moyenne fréquence. La Garde côtière canadienne a demandé l'avis du Groupe de travail du Conseil consultatif maritime canadien sur le SMDSM concernant les mesures que nous devrions prendre au sujet de la fréquence moyenne d'appel de détresse et de sécurité 2182 kHz. La Garde côtière évaluera ces opinions et déterminera la ligne de conduite à suivre. Les SCTM prévoient maintenir l'écoute sur 2182 kHz pendant une période de temps indéterminée ou jusqu'à ce qu'il y ait un nombre suffisant d'équipements SMDSM abordables sur le marché et que les plus petits navires en soient dotés. Cependant, ce serait faire échec à l'objet du SMDSM que de dire que nous continuerons d'assurer une veille parallèle sur le vieux système comme sur le nouveau.
La Garde côtière, toujours en consultation avec le Conseil consultatif maritime canadien, a décidé d'équiper Iqaluit et Résolute, dans l'Arctique, avec l'ASN/HF sur cinq voies (4207,5, 6312,0, 8414,5, 12577,0 et 16804,5 kHz). Le centre SCTM d'Iqaluit a été modernisé de façon à inclure un appareil à impression directe à bande étroite (IDBE) afin de fournir, dans le futur, un système de diffusion d'informations de sécurité maritime dans l'Arctique canadien.
Dans le nouveau système d'appel ASN, le numéro d'identité dans le service mobile maritime (ISMM) est attribué par Industrie Canada à un navire qui désire utiliser l'ASN dans le SMDSM ou qui est tenu de l'utiliser. Pour obtenir un numéro ISMM, il faut faire une demande de licence de station radio à Industrie Canada. L'ISMM est le numéro à neuf chiffres qui permet d'identifier votre navire. Les trois premiers chiffres sont le code du pays; c'est pourquoi tous les numéros des navires canadiens commencent par 316 (chiffres d'identification maritime - CIM). Tous les numéros des stations côtières commencent par 00, c'est-à-dire stations côtières, identificateur canadien - 316, numéro de la station NNNN, - 00 316 1234.
Il y a d'autres composantes du SMDSM qui se sont avérées avantageuses pour la sécurité maritime et qui peuvent être utilisées par les pêcheurs et les plaisanciers volontairement. La radiobalise de localisation des sinistres fonctionnant par satellite (RLS) est un système de sécurité utile pour les navires. Les RLS fonctionnent sur 406 MHz. La RLS 406 émet un seul code d'identification qui identifie l'utilisateur. Assurez-vous d'enregistrer la RLS conformément aux directives du fabricant pour faciliter la vérification par la Garde côtière canadienne des signaux d'alerte transmis par la RLS 406.
Les systèmes de télécommunications maritimes par satellites Inmarsat A, B et C sont acceptables dans le SMDSM. Le système M, bien qu'il ne soit pas approuvé dans le SMDSM, conviendrait aux plus grosses embarcations de plaisance. Les systèmes régionaux de télécommunications par satellites ne sont pas officiellement approuvés pour utilisation dans le SMDSM, mais ils peuvent être très utiles comme système de sécurité pour les navires qui naviguent dans le secteur de couverture de l'Amérique du Nord, communément appelé l'empreinte des satellites.
Quatre autres systèmes diffusent également des informations de sécurité maritime (ISM), y compris des signaux de détresse, des alertes météorologiques et des prévisions, et les Avis aux navigateurs.
Le nombre trop élevé de fausses alertes que connaissent tous les systèmes SMDSM, en particulier l'ASN et Inmarsat-C, préoccupe beaucoup la collectivité maritime. Les gros navires participant au SMDSM sont tenus d'avoir à leur bord des opérateurs SMDSM accrédités; toutefois, les pêcheurs et les plaisanciers peuvent utiliser tout système SMDSM approprié pour leur secteur d'exploitation avec très peu de qualifications. Comme un fort pourcentage de fausses alertes est attribuable à un manque de compétence de l'opérateur, il est particulièrement important que les pêcheurs et les plaisanciers aient une bonne formation sur la façon d'utiliser l'équipement SMDSM. Diverses universités et divers collèges canadiens offrent ce genre de formation.
Déterminer avec précision une position est un élément clé des opérations de Recherche et sauvetage. Si votre navire est doté d'un système de positionnement global (GPS) ou d'un récepteur de navigation Loran, on vous encourage à accroître votre sécurité en reliant le récepteur de navigation à toute radio capable d'émettre une alerte préformatée en cas de détresse qui inclut la position.