Il est proposé de concevoir et de faire l’essai d’un système destiné à améliorer en temps réel la communication vocale par radio. Ce système de vérification d’appel faciliterait l’interprétation des communications voix-données échangées par des voies MF, HF et VHF bruitées. La Garde côtière canadienne a constaté que le bruit radioélectrique a nui a l’échange de communications avec des personnes en détresse au cours d’incidents SAR dans le passé.
Durant la première phase du projet, un algorithme d’amélioration de communication vocale sera créé puis mis à l’essai au moyen d’échantillons d’échanges vocaux extraits de communications SAR enregistrées dans le passé. Utilisé avec du matériel informatique spécialisé, l’algorithme permettra d’interpréter des transmissions radio faites sur voies bruitées. Des prototypes seront fournis aux cinq centres SCTM de l’île de Terre-Neuve afin que des officiers SCTM puissent les évaluer durant la deuxième année d’exécution du projet. Les observations de ces officiers seront prises en considération durant la phase de l’évaluation du projet. Le rapport final comportera une description sommaire des essais.
Cette demande de financement FNI est faite à l’appui d’une étude de la dérive éolienne d’un article SAR relativement nouveau, le radeau de sauvetage rigide Ovatek de quatre ou sept places (http://www.ovatek.com/), dont la vitesse et l’angle de dérive éolienne sont indiqués ni dans la version courante du Manuel national de recherche et sauvetage (Pêches et Océans Canada, 1998) ni dans le programme informatique CANSARP (Canadian Search and Rescue Planning). Les radeaux de sauvetage Ovatek sont conformes aux normes de la convention SOLAS et approuvés par la GCC et la USCG. Il sont substitués de plus en plus aux radeaux de sauvetage gonflables à bord des bateaux de pêche dans les eaux du Canada atlantique et de la côte ouest de l’Amérique du Nord.
La société Ovatek a vendu plus de 600 radeaux de quatre places et sept places depuis 1995. Au printemps de 2003, une opération SAR (incident L2003-0034 dans la Région de Québec) a permis de récupérer un radeau de sauvetage Ovatek de sept places dans le secteur québécois du fleuve Saint-Laurent même s’il n’y avait aucune information sur la dérive éolienne de ce radeau dans le programme CANSARP. Le radeau de sauvetage provenait du NM « Caboteur » qui a sombré le 4 avril 2003 à 12h15, heure normale de l’Est. Heureusement, dans ce cas-ci, le NM « Marie-Eve 2 » était à proximité du « Caboteur » et les six occupants du radeau ont été récupérés en moins d’une heure sans blessure ni perte de vie. Le radeau de sauvetage et la RLS du « Caboteur » ont été récupérés deux jours après, le 6 avril 2003.
Le rapport d’incident produit par le Centre secondaire de sauvetage maritime de Québec (MRSC Québec) fait savoir que l’objet des recherches était très éloigné des positions calculées par le programme CANSARP. On y mentionne qu’un examen approfondi de l’incident a permis de constater que la vitesse de dérive de la soucoupe de survie en fibre de verre (Radeau de sauvetage Ovatek) est différente de celle des radeaux de sauvetage ordinaires. Sans la présence du « Marie-Eve 2 » à proximité, ce naufrage aurait pu entraîner une situation très différence.
Le projet proposé vise à résoudre les préoccupations soulevées par l’incident. Des expériences menées sur l’eau permettront aux exécutants d’établir le lien entre la vélocité du vent observée et la vitesse de la dérive éolienne mesurée du radeau de sauvetage Ovatek en vue de consigner cette information dans le programme CANSARP. La méthode proposée sera modelée sur la méthodologie générale utilisée avec succès par les promoteurs dans d’autres activités (par exemple, Fitzgerald et al., 1994).
Un projet en deux phases est proposé pour les années financières 2004-2005 et 2005-2006. La première année, des expériences seront effectuées au large de la côte est ou nord-est de Terre-Neuve avec des radeaux Ovatek de quatre et sept places munis d’instruments de mesure. Deux configurations d’expérience sont prévues pour chaque radeau : utilisé avec pleine charge et ancre flottante, pour mesurer la vitesse de dérive éolienne minimale; et utilisé avec une charge légère et sans ancre flottante, pour mesurer la vitesse de dérive éolienne maximale. Les deux radeaux laissés librement à la dérive seront dotés d’un anémomètre qui enregistrera la vélocité relative du vent, d’un compas à vanne de flux, d’un appareil GPS (système mondial de localisation), de sondes indicatrices de la température de l’air et de l’eau de surface, et d’un appareil InterOcean S4 servant à mesurer le courant d’eau et la dérive éolienne directement. Une bouée indicatrice de l’orientation des vagues sera mouillée dans la zone d’expérience dans le but de recueillir des données sur les vagues. Cet ensemble d’instruments fournira toutes les données nécessaires pour évaluer le lien entre la vélocité du vent et la dérive de l’objet SAR. On s’attend que des données sur la dérive éolienne pourront être recueillies par vents de 25 à 30 nœuds durant la Phase I. Lorsque le programme d’expériences marines de 28 jours sera terminé, les données seront analysées et un rapport provisoire sera produit. Les essais de la Phase I serviront de base au programme plus étoffé de la Phase II, prévue pour l’année financière 2005-2006 : deux radeaux de sauvetage rigides de quatre places et deux radeaux de sauvetage rigides de sept places seront déployés dans la zone des Grands Bancs durant un mois, en automne. Les objets SAR seront configurés comme à la Phase I et l’objectif sera de recueillir des données sur la dérive due au vent et au courant, avec les configurations de charge et de traînée données, par vents allant jusqu’à 50 nœuds, comme durant les travaux de recherche que les promoteurs auront consacrés précédemment à la dérive éolienne. À la fin du programme d’expériences de la Phase II, une analyse combinant les données des phases I et II sera effectuée. Les rapports de régression de la vitesse de dérive éolienne sur la vitesse du vent seront calculés selon la méthode précédente qui aura produit des corrélations excellentes. Au cours des activités antérieures, on a constaté que, en général, l’angle de dispersion des déplacements possibles causés par la dérive éolienne sous le vent était très grand et que cet élargissement était peut-être dû à des erreurs de positionnement attribuables à des données enregistrées à intervalles rapides. Un objectif de l’analyse de l’angle des dérives éoliennes est d’accroître la précision de la mesure de la dispersion angulaire due au vent, par l’étude des effets des périodes moyennes plus longues dans des conditions du vent variant dans le temps. Une connaissance plus précise de la dispersion angulaire due au vent permettra de réduire les secteurs de recherche, la durée des recherches et les besoins en ressources SAR. Le rapport final du projet sera livré à la fin de l’année financière 2005-2006. La Garde côtière auxiliaire canadienne de la Région du Pacifique(GCAC-P) désire concevoir et instaurer un nouveau programme de formation en recherche et sauvetage (SAR) pour les bénévoles en mettant à profit la toute dernière technologie dans le but de rehausser non seulement la sécurité, l’efficience et la rentabilité du programme de formation SAR actuel, mais aussi l’efficacité des opérations SAR maritimes actuelles dans tout le Canada. La technologie utilisée aux fins du programme servirait également à l’éducation du public dans les domaines de la prévention SAR et de la sécurité nautique. De plus, la création d’un projet pilote dans le but de faire un usage non encore connu de ce matériel au Canada permettra à la GCAC-P de concevoir un programme de formation détaillé, de collaborer étroitement avec la GCAC du Centre et de l’Arctique à l’instauration de son propre programme de simulateur de formation, et de mettre cette information à la disponibilité des autres associations de la GCAC et de n’importe quel autre groupe SAR intéressé. La GCAC-P est une association de recherche et de sauvetage maritime composée de 1 400 bénévoles qui réagissent à des incidents de SAR maritimes 24 heures/jour et 365 jours/année. Ces bénévoles acquièrent un peu de formation sur l’eau pour se préparer aux interventions SAR, mais cette formation est limitée par des restrictions financières. Grâce à l’achat d’un simulateur de marine et à son intégration à son programme de formation actuel, la GCAC-P pourra améliorer les aspects qualitatifs et quantitatifs de la formation, ce qui rehaussera l’efficacité des activités SAR et la sécurité des équipages SAR. Ces améliorations précieuses seraient faites d’une manière rentable, car il ne serait pas nécessaire de multiplier le nombre d’heures consacrées à la formation sur l’eau. Le simulateur profiterait également au programme de sécurité nautique de la GCAC-P et permettrait à ses membres de renseigner le public sur cet outil interactif dynamique et attrayant mis au service de la sécurité nautique. Une fois le projet pilote terminé dans la Région du Pacifique, il serait repris par la GCAC du Centre et de l’Arctique puis par les associations GCAC intéressées des autres régions. Enfin, toute l’information recueillie durant le projet de simulation serait réunie et mise à la disposition des autres organismes SAR maritimes intéressés, que la GCAC-P serait prête à aider au besoin. La Garde côtière auxiliaire canadienne a produit la version anglaise d’un manuel destiné à aider les bénévoles de la GCAC à survivre à leur première année d’engagement dans le monde de la recherche et du sauvetage. Les compétences et les connaissances nécessaires pour sauver des vies y sont décrites, de même que des exemples scénarisés des méthodes à utiliser en équipe à cette fin. On y trouve une énumération d’ordres et de signaux émis couramment ainsi qu’une description détaillée des fonctions prévues pour chaque type d’incident. Le manuel est destiné à accompagner un programme de formation axée sur les compétences et à favoriser l’implantation des normes de formation, l’uniformité de la prestation des services et une meilleure intégration des bénévoles dans les opérations. Les membres des équipages de la GCAC pourront s’aider de ce manuel pour identifier des situations dangereuses et pour échanger des communications en vue d’éviter ces dangers. Ce projet inscrit au Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage (FIN) a pour objectif de faire traduire, imprimer et distribuer le manuel à l’intention des 850 membres francophones de la GCAC actifs au Québec et dans les provinces Maritimes, sans oublier les gens qui se joindront à la GCAC au cours des années à venir. Le projet porte également sur le besoin de rendre la version anglaise accessible à 3 000 membres anglophones de la GCAC à l’extérieur de la Région du Pacifique (où il a déjà été distribué). Une version CD du manuel sera produite dans les deux langues officielles et distribuée aux endroits où l’on n’aura pas besoin d’une copie papier. Les radeaux de sauvetage sont utilisés couramment partout dans le monde comme moyen d’évacuation primaire ou secondaire des navires marchands, des navires à passagers, des bateaux de pêche et des installations de forage en mer. Dans de nombreux cas, ils sont exigés par un règlement ou une loi dont le but explicite est la sauvegarde de la vie humaine en mer. Bien qu’ils soient prescrits universellement à l’intention des navires et des plates-formes de forage et qu’on les trouve à bord de ces navires et structures, le rendement concret qu’on pourrait attendre raisonnablement des radeaux de sauvetage et de leurs utilisateurs est peu connu. L’absence de connaissances quantitatives sur le rendement des radeaux de sauvetage – en particulier à diverses conditions du temps – nuit a la prise de décisions rationnelles quand il faut s’occuper de nombreuses opérations et activités de planification en recherche et sauvetage. Le projet proposé vise à combler le vide en permettant d’évaluer le rendement opérationnel des radeaux de sauvetage, c’est-à-dire leurs possibilités techniques dans diverses conditions du temps. L’influence que certains facteurs extérieurs et certaines mesures atténuantes pourraient avoir sur le rendement sera évaluée également; il s’agit notamment des facteurs humains et de la formation. Le projet engendrera des connaissances pratiques de nature à favoriser la survie et à appuyer la prise des décisions opérationnelles, le but ultime étant d’améliorer la sécurité des travailleurs et voyageurs de la mer.
Programme de simulateur marin de la GCAC-Pacific
Manuel de l'équipage SAR de la GCAC (version française)
Rendement des radeaux de sauvetage durant l'évacuation, le sauvetage et la récupération