Navires de croisière et analyse du risque pour l’amélioration des plans d’intervention SAR
La Garde côtière canadienne a observé plusieurs changements et tendances dans l’industrie des croisières touristiques au Canada. En fait, certains événements graves auraient pu causer la mort de nombreuses personnes en Amérique du Nord au cours des dernières années. Les navires de croisière arrivant au Canada et le nombre de passagers à leur bord se multiplient très rapidement, et les risques auxquels ils sont exposés sont aggravés par le fait que les expéditions se font dans des régions de plus en plus éloignées. Le but de ce projet est de déterminer clairement les tendances propres à la quantité et aux zones d’activités des croisières touristiques au Canada en vue de produire une analyse du risque. La connaissance des niveaux de risques déterminés par endroit et selon d’autres facteurs aiderait à mieux répartir les ressources SAR et à améliorer les plans d’urgence ainsi que les mesures de prévention ou d’atténuation.
Le projet comprendra les éléments suivants : la cueillette et l’épuration des données, la génération de voyages et l’affichage géographique, la détermination des facteurs de risques, l’élaboration du modèle d’analyse du risque – analyses de la mesure de l’exposition au risque, facteurs de probabilité des incidents, facteurs en cause dans les conséquences des incidents – en ce qui concerne en particulier les eaux et l’environnement au Canada, l’examen de toutes les pratiques de l'industrie et de tous les régimes de gestion qui influent sur la sécurité des navires, l’incidence des tendances prévues sur l’activité et sur la distribution du risque, ainsi que les mesures de l’efficacité des plans SAR dans ce contexte.
Tous les résultats seront publiés et les droits relatifs au logiciel conçu durant le projet reviendront au chercheur principal. Le parrain du projet jouira d’un accès illimité au logiciel et aux bases de données associées dans son organisation. Les rapports et tout outil logiciel livrés au parrain du projet seront dans les deux langues officielles en raison de l’envergure nationale du projet.
SAR Analyse localisée des dangers associés aux activités des plaisanciers
Les accidents de navigation de plaisance sont sources de bon nombre d’interventions SAR chaque année. La Garde côtière canadienne (GCC) dit avoir besoin d’en savoir davantage sur les habitudes de navigation de plaisance au Canada (fréquence, durée, emplacement, type d’activité, etc.) pour l’aider à cibler les programmes de prévention et à planifier les activités SAR. Même si plusieurs études ont porté sur des facteurs associés à la navigation de plaisance (données démographiques, utilisation de VFI, consommation d’alcool, etc.), il manque deux facteurs principaux qui pourraient aider à la prise de décision : la répartition spatiale et temporelle des activités nautiques et le taux d’incident par niveau d’exposition et type d’activité. Le projet permettrait qu’on se penche sur ces questions par la collecte et l’analyse de données et au moyen d’un SIG (système d’information géographique) et de la modélisation des risques. Cette démarche servira de complément aux études actuelles sur le comportement des plaisanciers (analyse de bas en haut) en faisant le lien avec l’approche de haut en bas fondée sur les taux d’incident.
Tous les résultats seront publiés et les droits associés à tout logiciel conçu au cours du projet reviennent au chercheur principal. Les rapports et les logiciels remis au promoteur seront dans les deux langues officielles puisque le projet est d’envergure nationale.
Dispositif personnel de localisation d’urgence
Ce projet vise la conception d’une radiobalise d’urgence personnelle légère, abordable et compact aux fins de recherche et de sauvetage. Les dirigeants de Recherche et sauvetage de la Garde côtière canadienne ont soulevé le besoin pour semblable dispositif lors d’activités de pêche commerciale ou sportive le long de la côte. Il existe une variété de balises d’urgence personnelle standard conçues aux fins d’activités de recherche et de sauvetage maritimes, qui comprennent certaines des configurations des radiobalises de localisation d’urgence (EPIRB). Toutefois, les dispositifs munis des fonctions nécessaires coûtent 1 000 $ ou plus donc trop chers pour qu’ils soient communément utilisés en tant que système de détresse personnel. Ceux qui coûtent quelques centaines de dollars conviennent, mais n’ont généralement pas toutes les fonctions nécessaires aux fins de la pêche côtière.
En plus de leur prix élevé, les dispositifs actuellement sur le marché sont soit plus gros, soit de la taille d’une radio VHF normale et s’insèrent facilement dans une poche au lieu de s’accrocher sur les vêtements. Selon des employés ayant pris part à une intervention de recherche et de sauvetage à l’occasion de pêche et de garde côtières, le dispositif de localisation d’urgence portable et semblable à un insigne est plus convenable et serait davantage accepté par l’industrie des pêches puisqu’il n’empêcherait pas les activités normales sur une petite embarcation ou un petit bâtiment. Pareil dispositif pourrait être utile dans une variété d’autres secteurs maritimes, notamment la pêche côtière, le transport maritime, l’industrie de la production et de la prospection pétrolière en mer, et le secteur de la navigation de plaisance le long des côtes et sur les eaux intérieures.
Compte tenu du besoin pour une balise d’urgence compacte et peu coûteuse, les travaux proposés permettront d’étudier diverses options pour les dessins techniques et la conception de balise de détresse aux fins de la pêche côtière. Le dispositif devrait comprendre au moins les caractéristiques suivantes :
Comme il faut que le dispositif soit abordable, sans que cela soit une exigence, on s’attend à ce que la conception soit compatible à l’infrastructure actuelle de communications de la Garde côtière canadienne et sera mis à l’essai en tant que prototype fonctionnant avec les composantes commerciales standard. Le dispositif pourrait comprendre des caractéristiques comme un GPS de bord (système de positionnement global), une capacité VHF-ASN compatible avec le système automatisé d’identification (SAI) et un radiophare de 406 MHz (une version à coût réduit et plus légère des EPIRB COSPAS/SARSAT).
Safe Catch se veut un projet du programme SafetyNet de l’Alliance communautaire pour la recherche en santé. Financé principalement par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), SafetyNet est le premier programme de recherche de cette envergure sur la santé et la sécurité au travail dans les industries maritimes, côtières et hauturières du Canada Atlantique. Safe Catch mène des recherches sur la sécurité des bateaux de pêche et la santé et la sécurité au travail (SST) des pêcheurs professionnels. Le métier de pêcheur est le plus dangereux à Terre-Neuve-et-Labrador et la situation s’aggrave : depuis les dix dernières années, le taux de blessures, de décès et d’incidents SAR signalés empêchent SAR de fournir des services efficaces, efficients et abordables, minent la viabilité économique des pêches et font s’accroître les coûts de soins de santé et d’indemnisation. La prévention des décès et la prévention et l’atténuation des blessures et des incidents SAR ont été sérieusement compromises en raison de recherche limitée sur une vaste gamme de facteurs qui peuvent influer sur la sécurité des bateaux de pêche et la SST des pêcheurs. Comme l’a souligné SAR de Terre-Neuve, la prévention et l’atténuation profiteraient particulièrement d’un programme de recherche interdisciplinaire mené en partenariat avec tous les intervenants pertinents de l’industrie, du gouvernement et des travailleurs. Un tel programme doit également compter un volet important sur le transfert des connaissances pour s’assurer que les résultats des recherches puissent s’appliquer à l’éducation, à la formation, aux pratiques de pêche, à la conception des bâtiments, aux politiques et aux exigences réglementaires.
Safe Catch se veut un projet de recherche multidisciplinaire et intersectoriel auquel s’insère un volet important de transfert des connaissances, et qui adopte une démarche visant à étudier à fond les facteurs ayant une incidence sur la sécurité des pêches par le truchement de six sous-volets connexes. Cinq des six volets ont en commun l’objectif principal de réduire le nombre et la gravité des blessures que subissent les pêcheurs professionnels, ainsi que le nombre de décès et d’incidents SAR :
Analyse longitudinale de la sécurité des bateaux de pêche (FVSLA) : Cette analyse, couvrant la période de 1989 à 2001, se fondera sur une nouvelle base de données exhaustive et interministérielle pour cerner et interpréter les facteurs qui influent sur le nombre de mortalités, de blessures et d’incidents SAR.
Perceptions directes des causes des accidents et quasi-accidents (FPCAN) : Il s’agit d’un sondage par entrevues en direct auprès des pêcheurs professionnels afin de les interroger sur ce qu’ils perçoivent comme étant les causes des accidents et quasi-accidents dans leur profession, et sur les solutions qu’ils proposent pour remédier à la situation.
Sécurité dans la tenue en mer des bateaux de pêche (SFVS) : Le projet comprendra une collecte de données d’essais en mer, lesquelles permettront de créer et de valider un modèle informatique de prévision de l’incidence des pratiques de pêche et de la conception technique des bateaux sur les caractéristiques de tenue de mer et sur la sécurité au travail des pêcheurs professionnels.
Délais prolongés avant le retour au travail (DRW) : Il s’agit d’un sondage par entrevues sur les facteurs psychologiques et sociaux qui retardent le retour au travail des pêcheurs professionnels ayant subi des blessures (ne s’applique ni ne se rapporte à la présente contribution).
Programme communautaire de santé des pêcheurs (CHFP) : L’élaboration d’un programme communautaire interactif d’éducation des pêcheurs professionnels sur la SST et la sécurité des bateaux de pêche.
Analyse comparative des régimes de réglementation (CARR) : Une analyse comparative des accidents de pêche, ainsi que des régimes de réglementation des pêches et des pratiques de gestion en usage au Canada et dans six autres pays.
Les résultats pertinents de chaque sous-volet serviront à la conception des autres sous-volets de la recherche et à l’interprétation des constatations. Plusieurs éléments du projet donneront des résultats directement applicables aux questions SAR relativement à la planification, à l’élaboration et à la mise en œuvre de programmes et de services. En collaboration avec nos partenaires et d’autres intervenants, nous formulerons une série de recommandations visant à promouvoir la sécurité dans l’industrie des pêches à Terre-Neuve-et-Labrador. En outre, la recherche permettra de favoriser une collaboration intersectorielle efficace visant à réduire les accidents et les incidents SAR dans l’industrie des pêches.
Accès aux renseignements de surveillance des bâtiments aux fins de SAR
Dans ses efforts continus pour moderniser ses opérations, la Direction de la gestion des pêches (Pêches et Océans) a entrepris un projet étalé sur deux ans pour l’installation de dispositifs de communication et de localisation automatique rentables à bord de bateaux de pêche permettant la collecte de données en temps quasi réel sur leurs activités en vue d’améliorer la gestion des ressources. Au bout du compte, des bâtiments rapporteront automatiquement leur position toutes les heures, information qui sera emmagasinée à l’interne à Pêches et Océans. Il s’agit d’une source d’information vitale dont SAR peut se servir dans ses efforts de coordination de déploiement des bâtiments qui répondront aux appels de détresse.
Bon nombre des bâtiments de la Garde côtière auxiliaire sont des bateaux de pêche commerciale et jouent un rôle essentiel dans les efforts SAR à sauver des vies. Le temps qu’il faut pour connaître l’emplacement de ces bâtiments dans ces situations de détresse est un élément vital. Avec cette proposition, on demande que le FNI contribue aux coûts de conception d’un mécanisme d’interrogation et d’affichage (MIA) qui permettra à SAR de connaître immédiatement l’emplacement d’un bateau de pêche.
à titre de ventilation des coûts, le financement demandé dans le cadre du FNI est pour l’exercice 2003/2004 lequel comprend un élément MIA entièrement fini et fonctionnel où tous les bateaux de pêche de plus de 35 pieds transmettent leur position. Le financement de base qui englobe les bâtiments de plus de 35 pieds est un coût assumé par l’industrie des pêches et non par le Ministère.
Projet SLDMB-Stratégie de déploiement (Phase II)
Lors de la phase I, on a conçu le Système de cartographie des courants océaniques (OCMS) qui prédisait un courant océanique à partir de données fournies par un grand nombre de SLDMB configurées comme si elles étaient des personnes dans l’eau. Le logiciel a été testé au moyen de données établies à partir du détroit de Cabot et de la plate-forme Scotian et a donné des résultats satisfaisants. à l’aide du OCMS, nous devons étudier, au moyen d’essais et d’analyses statistiques, des stratégies de déploiement lorsque nous utilisons les SLDMB aux fins d’une recherche. Bien des facteurs entrent en ligne de compte, notamment le vent, la profondeur de l’eau, la hauteur des vagues, etc. L’utilisation des SLDMB pour générer des données sur les courants de surface est nouvelle. Nous devons apprendre comment nous pourrions les installer selon un nombre et une disposition donnés.
La phase II du projet prévoit l’utilisation du OCMS et du logiciel de retraçage de particules pour aider à l’élaboration d’une stratégie de déploiement, dont les lignes directrices seront mises à la disposition des coordonnateurs des CCS. Les données générées par le OCMS et le logiciel de retraçage de particules seront intégrées au CANSARP.
Un des objectifs de cette recherche est d’insérer les nouveaux modèles de SLDMB sur les postes de CANSARP en vue d’augmenter la probabilité de sauver des vies en prédisant mieux la dérive des cibles SAR. Grâce à un outil de recherche plus précis réduisant la zone et le temps de recherche, cette proposition nous permettra de réaliser les objectifs du PNRS, à savoir s’acquitter des fonctions SAR de manière efficace, efficiente et économique. L’exactitude du calcul des courants est vitale au moment d’intervenir à des incidents où des petites embarcations chavirent ou partent à la dérive. Cette catégorie présente le plus haut taux de décès au chapitre des activités SAR maritimes.
La Garde côtière canadienne et le Collège de la Garde côtière canadienne cherchent continuellement à maximiser l’utilité des outils comme CANSARP et autres outils SAR en vue d’améliorer la recherche et le sauvetage maritimes au Canada.
Trouver son chemin : Guide-jeunesse des cartes marines
Le Service hydrographique du Canada de Pêches et Océans Canada est l’organisme fédéral chargé de distribuer les cartes marines et les publications connexes sur nos eaux navigables pour une navigation en toute sécurité.
Les statistiques disponibles montrent que près des deux tiers des incidents SAR maritimes mettent en cause des embarcations de plaisance (rapports annuels SAR de la GCC). En 2001, l’erreur de navigation était la principale cause d’incidents SAR impliquant des embarcations de plaisance dans 466 des 4 389 cas. TROUVER SON CHEMIN sera un fascicule s’adressant aux jeunes de 9 à 13 ans vivant près d’un cours à titre d’initiation à l’importance d’une éducation précoce à la sécurité maritime. Ce guide expliquera la nécessité d’utiliser les cartes marines canadiennes officielles destinées à la navigation pour éviter des erreurs coûteuses qui risquent de mettre des vies en danger et de déclencher une intervention SAR onéreuse. Le fascicule dressera l’historique de la production de cartes marines depuis les travaux des explorateurs jusqu’aux techniques modernes. Il expliquera les caractéristiques qui se trouvent sur une carte et la façon de les lire, présentera les autres organismes chargés d’assurer la sécurité maritime et d’en administrer les activités (p. ex. la Garde côtière canadienne, l’Escadrille canadienne de plaisance, etc.), et contiendra des exercices. Il démontrera l’importance des cours de formation agréés en sécurité nautique et en navigation au moment de pratiquer une activité récréative quelconque.
La distribution de TROUVER SON CHEMIN s'effectuera par l'entremise du réseau de marchands de cartes du SHC et des conseils scolaires; le fascicule sera distribué à l'interne aux membres et aux instructeurs de nos partenaires, l’Escadrille canadienne de plaisance, le Conseil canadien de la sécurité nautique, les Cadets de la marine et les scouts et guides du Canada. Il sera également présenté et offert par le SHC lors des salons nautiques partout au pays et mis en évidence dans le hall d'entrée des immeubles du MPO où il y a un Centre d'information.
Une fois imprimé dans les deux langues officielles, TROUVER SON CHEMIN sera codé accès public et affiché au site Web du SHC.
TROUVER SON CHEMIN vise les objectifs suivants du PNRS :
• sauver des vies partout dans les territoires de compétence canadiens;
• promouvoir la prévention ou l’atténuation des incidents SAR, des blessures et des décès.
TROUVER SON CHEMIN vise l’objectif FNI suivant :
• Promouvoir et soutenir les autres projets conçus de manière à aider à ce que les objectifs du PNRS soient atteints.
TROUVER SON CHEMIN vise l’objectif prioritaire de la Garde côtière canadienne (organisme parrain) :
• Promouvoir la sécurité nautique auprès des plaisanciers et des conducteurs de petits bâtiments.
Bobbie, programme de sécurité nautique
La Garde côtière auxiliaire canadienne, Région du Pacifique (GCAC-P), souhaite concevoir et mettre en œuvre, avec la participation d’adolescents et d’adultes, un programme de prévention SAR ciblant les enfants. S’inspirant de programmes semblables ayant connu du succès, Bobbie, le programme de sécurité nautique, permettrait principalement de promouvoir l’objectif du PNRS, à savoir prévenir ou atténuer les incidents SAR (au moyen d’un programme dynamique d’éducation à la sécurité nautique auprès des enfants) tout en aidant la GCAC-P au niveau du recrutement de bénévoles, du maintien en poste, de la formation, et particulièrement du besoin pressant de jeunes membres (16-24 ans).

Les membres du personnel et les bénévoles de la CGAC-P produiraient un manuel de procédures, largement inspiré de celui de la Garde côtière auxiliaire américaine, qui porterait essentiellement sur des stratégies efficaces visant à transmettre le message sur la prévention SAR aux enfants, parallèlement à la réglementation actuelle et proposée de Transports Canada. Les membres de la Garde côtière auxiliaire américaine ayant de l’expérience du fonctionnement du robot animeraient un atelier de formation pour les membres de la GCAC-P et participeraient à l’enregistrement d’une vidéo de formation à distribuer à tous les membres intéressés de la GCAC-P.
La GCAC-P concevrait également du matériel promotionnel, comme des certificats et des cartes de collection à l’effigie de Bobbie, à titre de soutien aux présentateurs et de prévention SAR permanente pour les publics cibles des écoles, hôpitaux, salons nautiques, et où la demande le justifie dans la Région du Pacifique. Deux des principaux objectifs de la GCAC-P sont la réduction du nombre et de la gravité des incidents SAR et la promotion de la sécurité maritime. Comme les organismes fédéraux continuent à réduire le financement de leurs propres activités de prévention SAR, il est essentiel que la GCAC-P garde le cap sur ses objectifs de prévention SAR. Le programme Bobbie permettra à la Garde côtière et aux anciens et nouveaux membres de la GCAC-P de transmettre de façon efficiente et efficace les messages de prévention SAR à un jeune public.

Télédétection et cartographie de la partie nord de la côte nord du Labrador
L’examen des cartes marines canadiennes révèle un sérieux manque d’information à jour sur la côte du Labrador, en particulier à partir de Nain vers le nord jusqu’aux îles Button. Bon nombre de rochers et d’îles sont omis et de nombreux autres sont mal localisés; de grandes zones telles que des fjords ont des bordures indéfinies. Ces lacunes exposent à des dangers les marins et les groupes qui interviennent dans les situations d’urgence. Le Service hydrographique du Canada (SHC) a la responsabilité de cartographier les eaux maritimes, mais l’ordre de priorité fait que cette zone recevra peu d’attention dans un avenir prévisible. Ce projet permettra au SHC de fournir de l’information pour améliorer les capacités SAR et pour réduire les risques qui menacent les marins et l’environnement.
Composée à l’aide de cartes marines provisoires, une base de données sur le rivage sera créée grâce à la télédétection dans la partie nord du Labrador. Ces produits profiteront aux activités de recherche et de sauvetage. Les marins pourront s’en servir pour améliorer la sécurité de la navigation et ainsi prévenir les incidents nécessitant une mission SAR. Les cartes marines provisoires utilisées faciliteront une localisation précise au moyen du GPS, du radar et des techniques de pilotage. Les innovations de la télédétection par satellite permettront de recueillir des données d’observation du rivage dans des endroits reculés jusqu’alors inaccessibles. Le projet de la baie Voisey promet de faire augmenter le trafic des navires de commerce et de plaisance dans le nord du Labrador. Le relief montagneux et les fjords profonds du littoral intéressent les entreprises de croisières touristiques. L’information des cartes marines actuelles de ces secteurs remonte aux années 1800 et présente des dangers pour les intervenants de la recherche et du sauvetage qui voudraient s’en servir en lien avec la technologie moderne des systèmes mondiaux de localisation. La plupart des zones ont été soit omises soit non arpentées selon des normes modernes. Pour se renseigner sur l’état actuel des cartes marines utilisées en recherche et sauvetage au Labrador, on peut consulter les publications suivantes : « Requirement for Coast Guard Services along the Labrador Coast », mai 1998, le rapport M95N0053 du Bureau de la sécurité des transports intitulé « Heurt violent et naufrage du remorqueur Sea Alert près de Nain (Labrador) », novembre 1995 , et le document « Labrador Seaway Initiative Proposal, Safety and Development ».
Ce projet vise à résoudre les préoccupations de l’heure sans dépendre de solutions systématiques à long terme nécessitant l’arpentage de corridors de navigation pour produire de nouvelles cartes marines. De plus, la réussite du projet favoriserait l’application d'une approche similaire dans les eaux arctiques posant les mêmes problèmes que les eaux de la côte du Labrador.
Le long de la côte, la distance linéaire entre les îles Button et la limite des eaux déjà cartographiées avec précision, juste au nord de Nain, est de 268 milles marins. Les fjords augmentent considérablement le tracé du littoral à cartographier. Les systèmes de télédétection sont tout indiqués pour relever les défis que posent les montagnes et les glaces dans la partie nord de la côte du Labrador. Les données des photographies aériennes contrôlées par GPS serviront à réaliser un tracé à haute résolution de la côte. Des études préliminaires indiquent que la photographie aérienne peut servir dans tous les endroits, ce qui limitera le coût global du projet.
Les données appartiendront à l’organisme de collecte, la Surveys and Mapping Division, Department of Government Services and Lands (Terre-Neuve-et-Labrador). Les produits dérivés des données appartiendront au Secrétariat national SAR et seront mises à la disposition du SHC pour la réalisation des produits et la prestation des services.
Traduction du guide médical du formateur des premiers intervenants de l’Ambulance Saint Jean
Il est proposé de traduire le nouveau guide médical du formateur des premiers intervenants pour les spécialistes en sauvetage de la Garde côtière canadienne, les pompiers volontaires, les services de police et d’autres organismes prenant part à des missions de recherche et de sauvetage. Le ministère de la Défense nationale s’intéresse également à ce programme, car il pourrait profiter à ses médecins de réserve (qui aident aux opérations de recherche et sauvetage), à sa police militaire et à ses pompiers. Le programme répond aux directives d’intervention médicale d’urgence de l’Association canadienne des travailleurs paramédicaux et, de toute évidence, il profitera aux équipes de recherche et de sauvetage terrestres, aux services de pompiers volontaires et à la Garde côtière auxiliaire canadienne. La Garde côtière et le ministère de la Défense nationale ont déclaré qu’ils désirent donner à leurs membres une formation reconnue par les organismes civils. Un programme allant dans le sens des directives de l’Association canadienne des travailleurs paramédicaux aidera à répondre à ce besoin. L’Ambulance Saint-Jean a assumé le coût de l’élaboration de ce guide (45 000 $) et offre ce dernier gratuitement à la Garde côtière ainsi qu’au MDN. Notons qu’il n’y a nettement pas assez de documentation bilingue à ce jour dans ce domaine. Le projet correspond aux objectifs du PNS dans la mesure où la formation en soins médicaux et en secourisme aidera à sauver des vies, l’enseignement sur la prévention des blessures aidera à atténuer les maladies, les accidents et la mortalité tout en favorisant l’établissement d’une norme de formation dans tout le pays. Ces objectifs coïncident avec les missions des spécialistes en sauvetage de la Garde côtière canadienne et les missions d’autres personnels de recherche et de sauvetage.
La sécurité des personnes en mer et l’efficacité des opérations de Recherche et sauvetage (SAR) pourraient être haussées de façon significative en améliorant la capacité des radars à détecter les petits objets, particulièrement lorsque les vagues sont élevées (< 5 m). De nombreuses discussions avec le personnel impliqué dans les opérations SAR en mer ont confirmé que l’amélioration de la capacité des systèmes de radar à détecter des petits objets comme des radeaux de sauvetage et autres serait un avantage certain. Les personnes impliquées dans la surveillance côtière pour l’application des règlements et l’interdiction des stupéfiants ont tiré les mêmes conclusions sur les limites technologiques.
Le projet proposé ici traite ce besoin en repoussant les limites des systèmes de radar maritimes pour détecter des objets avec une section cohérente en radar d’un mètre ou moins. De tels objets comprennent les radeaux de sauvetage, les bateaux de sauvetage, les différents autres petits bâtiments et les petits morceaux de glace (les bergy bits et les bourguignons). Les limites sont particulièrement présentes lorsque les vagues sont élevées et que le retour des objets est « submergé » par les fouillis de l’océan. Des améliorations dans ce domaine permettront d’effectuer des opérations SAR de façon plus efficace en réduisant le temps requis pour repérer des radeaux de sauvetage et des personnes en détresse dans les eaux très agitées. Ceci permettra aussi de réduire le temps d’intervention lors d’incidents SAR (en moyenne plus de 16 heures en 2001), ce qui amène des économies pour les ressources disponibles.
Pour traiter les besoins susmentionnés, on propose de continuer le développement d’un prototype de radar UHF cohérent pour la détection des petits objets. Le prototype a présenté plusieurs avantages par rapport aux radars hyperfréquences conventionnels : les fouillis de l’océan (échos de radar à la surface de l’océan) sont considérablement diminués avec les fréquences UHF (300-1000 MHz) comparativement aux HF (3-30 MHz) ou hyperfréquences (>3GHz), et des opérations cohérentes permettront de traiter de multiples retours de radar pour une meilleure détection des objets.
La probabilité de détecter un objet sera améliorée de façon significative en utilisant des radars cohérents dont les multiples signaux reçus peuvent être nivelés pour réduire les fouillis, et dont la signature exacte du signal transmis est connue et peut être utilisée pour améliorer davantage le traitement. L’amélioration de la probabilité de détection devrait être mieux que celle des systèmes non cohérents qui utilisent le nivelage par balayage pour réduire les fouillis.
Le prototype de radar UHF actuel a été développé comme radar de validation de concept à faible puissance. Depuis ce temps, la validation a été finalisée (en 1999 avec 126 000 $ de fonds FNI). C-CORE a ajouté 380 000 $ au projet pour les travaux sur place à Terre-Neuve et en Alaska, et le passage de la validation de concept à l’étape de prototype Alpha.
Le développement additionnel proposé ici permettra d’avoir un prototype Beta à forte puissance comparable aux meilleurs systèmes hyperfréquences disponibles. De plus, des technologies novatrices d’antennes seront explorées pour avoir des installations de radar sur les navires et aux bases à terre plus pratiques. Le prototype sera alors opéré avec des radars bande X et S normaux pour déterminer l’amélioration du rendement.