La région du Pacifique s'étend sur plus de 27 000 km de côte britanno-colombienne ; elle comprend aussi le territoire du Yukon et 560 000 km2 d'océan. La température peut varier dramatiquement sur la côte de la Colombie-Britannique, reconnue internationalement comme une des côtes les plus sauvages au monde.
La bouche du détroit de Juan de Fuca s'est déjà appelée cimetière du Pacifique – un rappel des conditions météorologiques extrêmement difficiles et variables caractéristiques de la région du Pacifique le long de sa côte accidentée.
Une flotte composée de 14 navires, deux aéroglisseurs, 16 embarcations de sauvetage et cinq hélicoptères patrouille dans ce grand territoire. Les effectifs de la région du Pacifique comptent plus de 1 000 employés consciencieux qui travaillent fort pour fournir à la population canadienne et à l’industrie maritime les services de la Garde côtière.
La région du Pacifique compte cinq centres des SCTM pour l’étendue de la côte. Ils sont situés à Vancouver, Victoria, Prince-Rupert, Comox et Tofino en Colombie-Britannique. Il y a plus d’un demi-million de mouvements de navires dans la région au cours d’une même année. Les centres des SCTM de la région du Pacifique surveillent des volumes de mouvements de navires plus importants que toutes les autres régions combinées, soit plus de 70 p. cent du trafic maritime au Canada.
La région du Pacifique compte plus de 1 800 aides à la navigation. La majorité des aides fixes sont dans des secteurs éloignés de la Colombie-Britannique et du Yukon. Un grand nombre de ses aides lumineuses sont situées à des latitudes plus élevées. Ainsi, les systèmes d’énergie solaire doivent être conçus pour fonctionner efficacement durant la noirceur de longs hivers.
Il y a 27 phares pourvus de personnel et cinq phares automatisés dans la région, ainsi que 17 anciens phares également automatisés qui ont été reclassés et détiennent le statut de feux côtiers majeurs.
Le port Metro de Vancouver, le plus grand au Canada, se trouve dans la région du Pacifique. Il occupe le premier rang au Canada pour la manutention totale de fret et le débit total de conteneurs, ainsi que le premier rang en Amérique du Nord pour les exportations étrangères.
Puisqu’il s’agit du port le plus diversifié de l’Amérique du Nord, le programme de Gestion des voies navigables de la région du Pacifique travaille en collaboration avec d’autres ministères, avec les autorités portuaires et avec les pilotes fluviaux pour assurer une conception, un entretien et une utilisation sécuritaires, efficaces et écologiques des chenaux de navigation.
Sur 710 incidents de pollution marine signalés en 2007, le service d’intervention environnementale de la garde côtière est intervenu dans 209 cas de déversement d’hydrocarbures.
Une ligne de ravitaillement est en construction pour acheminer le pétrole brut de la région des sables bitumineux de l’Alberta à Kitimat. La fin des travaux est prévue en 2010. À échéance, le transport de pétrole brut, actuellement d’environ quatre millions de tonnes par année, atteindra 20 millions de tonnes.
Les 12 stations de la Garde côtière de la région du Pacifique fonctionnent 24 heures sur 24, 365 jours par année. Au cours d’une année normale, le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage répond à quelque 2 161 incidents maritimes relevant du programme SAR ; 17 p. cent de ces incidents sont des cas de détresse ou de détresse potentielle et, en moyenne, 1 398 vies sont sauvées.
La Garde côtière auxiliaire de la région du Pacifique compte 1 060 membres bénévoles, rattachés à une des 50 stations communautaires de la région. Collectivement, par l’entremise de cette organisation, la région dispose de quelque 76 navires pour réaliser des missions de recherche-sauvetage maritimes.