Pêches et Océans Canada, Garde Côtière Canadienne | Fisheries and Oceans Canada, Canadian Coast Guard
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Trousse d'information de la Garde côtière canadienne

Histoire de la Garde côtière canadienne

La Garde côtière canadienne (GCC) a été fondée en 1962 pour répondre aux besoins des marins naviguant en eaux canadiennes. Ce mandat comporte trois responsabilités principales :

  • offrir des services spécialisés de recherche et de sauvetage ;
  • protéger la souveraineté du Canada dans l’Arctique ; et
  • suivre les améliorations technologiques et l’intensification du trafic maritime.

Il y a plusieurs siècles, pratiquement aucune attention n’était accordée aux risques qu’entraînaient la pêche et la navigation au Canada, alors que le bien-être des voyageurs sans expérience ni formation pertinente qu’on envoyait en mer suscitait peu de préoccupations. Dans les années 1700, la nécessité de porter secours aux naufragés fut finalement reconnue et un premier poste de sauvetage gouvernemental fut aménagé dans l’est du Canada. La première station de phare au pays fut construite en 1733 à Louisburg en Nouvelle-Écosse, puis d’autres sont apparues sur l’île de Sambro en Nouvelle-Écosse en 1758, au cap Breton en 1777 et à St. John’s, Terre-Neuve en 1791.

À mesure que l’industrie de la construction maritime au Canada se développait durant les années 1800, la nécessité de protéger l’industrie de la pêche s’est imposée. C’est à cette époque que les premiers patrouilleurs responsables de l’application de la réglementation sur les pêches sont apparus sur le littoral est. Des patrouilleurs ont été déployés sur les Grands Lacs lors de la construction du canal Welland en 1829 pour assurer la liaison entre le lac Ontario et le lac Érié.

Lors de la Confédération de 1867, le nouveau gouvernement national a hérité d’un système d’aides à la navigation, de postes de sauvetage, de chenaux et de voies navigables, d’organismes de réglementation avec leurs navires et de l’infrastructure terrestre pour soutenir tous ces équipements. Une des premières mesures prises par le nouveau Parlement fut l’adoption de la Loi sur l’organisation du Département de la Marine et des Pêcheries du Canada, qui a reçu la sanction vice-royale le 22 mai 1868.

La Garde côtière est demeurée sous la responsabilité du Département de la Marine et des Pêcheries pendant 68 ans, soit jusqu’en 1936, au moment de la création du ministère des Transports, auquel on confia la responsabilité de régir le transport sur terre, en mer et dans les airs. Entre autres responsabilités, le ministère devait entretenir les aides à la navigation, classer les navires du gouvernement et émettre les certificats aux capitaines et aux mécaniciens. Pour la première fois, on fit appel à des brise-glace pour enrayer les inondations printanières et escorter les navires en route vers le port de Churchill dans la baie d’Hudson.

En 1946, le sous-ministre des Transports de l’époque établit des liens directs entre le service de recherche et de sauvetage maritime et la division du sauvetage air-mer de l’Aviation royale canadienne afin de coordonner et gérer les installations et les équipements de recherche et de sauvetage du gouvernement.

En 1950, un incident maritime au cours duquel deux bateaux de pêche disparurent en Nouvelle-Écosse sans qu’aucun navire gouvernemental ne soit sur place pour entreprendre des opérations de recherche et de sauvetage, a suffi pour convaincre le gouvernement canadien du besoin d’une garde côtière.

En 1951, l’Aviation royale canadienne recevait le mandat qui consistait à coordonner l’ensemble des navires du gouvernement lors des opérations de recherche et de sauvetage. Huit ans plus tard, un incendie majeur à bord d’un cargo fut l’élément déclencheur qui entraîna la création d’une garde côtière nationale.

Puis, ont émergé les questions de la souveraineté du Canada dans l’Arctique et les besoins grandissants d’un trafic maritime en pleine effervescence.

Le 26 janvier 1962, le ministre des Transports Leon Balcer, sous le gouvernement du premier ministre John Diefenbaker, déclara devant la Chambre des communes que, dorénavant, la flotte de 241 navires de son ministère serait désignée par le nom de Garde côtière canadienne. La Garde côtière fut crée à l’origine afin d’offrir un service national de recherche et de sauvetage, subvenir aux besoins d’une présence visible du Canada dans l’Arctique et assurer la prestation de plusieurs des programmes et initiatives maritimes du ministère des Transports.

En 1995, on réintégra la Garde côtière au sein de Pêches et Océans Canada aux côtés des autres unités administratives du ministère.

Le 12 décembre 2003, le premier ministre de l’époque, Paul Martin, annonça des changements dans l’appareil gouvernemental canadien, alors que la Garde côtière canadienne se voyait conférer le statut d’organisme de service spécial (OSS). La GCC est le plus grand OSS au Canada. Par ailleurs, ce nouveau statut n’a modifié en rien ses rôles et ses responsabilités, mais il lui a donné les moyens de dispenser ses services à ses clients de manière plus efficace.

Les cinq centres régionaux de la GCC : Maritimes, Pacifique, Terre-Neuve-et-Labrador, Québec et Centre et Arctique travaillent en collaboration avec l’administration centrale de la Garde côtière canadienne pour offrir des programmes et des services de qualité à la population canadienne.

Aujourd’hui, la GCC joue toujours un rôle vital au chapitre de la sécurité maritime, de la protection de l’environnement et de la promotion du commerce maritime. Elle joue également un rôle important sur le plan de la sûreté maritime et pour assurer la souveraineté du Canada dans l’Arctique.

Le programme de Gestion des voies navigables permet à la Garde côtière canadienne (GCC) d’assurer la sécurité et l’efficacité de la navigation. Il contribue à la protection de l’environnement marin et il facilite la navigation commerciale.

Ses principales activités sont les suivantes :

  • établir les lignes directrices pour la conception, l’entretien et l’utilisation sécuritaire, efficace et écologique des chenaux ;
  • entretenir les chenaux de navigation internationale dans le système des Grands Lacs ;
  • gérer l’entretien du chenal du fleuve Saint-Laurent ;
  • renseigner les utilisateurs sur la sécurité des chenaux, y compris leur fournir de l’information sur la condition des fonds et les prévisions des niveaux d’eau ;
  • exploiter et entretenir les ouvrages maritimes des canaux, notamment les ouvrages pour contrôler les glaces ;
  • exploiter le canal de Canso ; et
  • soutenir la Commission mixte internationale pour le contrôle des niveaux et débits d’eau du système de voies navigables du fleuve Saint-Laurent.