ARCHIVÉ - Plan d’activités de la Garde côtière canadienne (GCC) de 2011 à 2014

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Section deux : Le point sur la situation

Les risques et les défis auxquels fait face la Garde côtière ont des répercussions sur la prestation des programmes et sur sa capacité opérationnelle. Elle dispose de plusieurs sources pour établir ses risques et ses défis actuels :

  • Les analyses, les vérifications et les évaluations internes et externes (p. ex.; le Rapport de 2007 de la vérificatrice générale du Canada, les vérifications horizontales menées en 2010 par le Bureau du vérificateur général du Canada) relatives à l’adaptation aux changements climatiques à l’échelle du gouvernement fédéral et à la pollution en mer.
  • Des analyses portant sur l’environnement ministériel et les forces ainsi que les faiblesses de la Garde côtière, ses possibilités et les menaces qui pèsent sur elle.
  • De récents profils de risque de l’organisme, dans lesquels sont recensés et évalués les principaux risques internes et externes (la GCC mettra la dernière main aux profils de risque du programme en 2011–2012, lesquels serviront de base à une mise à jour du profil de risque de l’organisme pour 2012–2013).
  • Les rapports des comités parlementaires comprenant des analyses et des recommandations ayant trait à la Garde côtière.

Nous répondrons aux défis/risques suivants:

Assurer la prochaine génération de ressources humaines (désigné comme un risque important dans le profil de risque de la GCC pour 2009)

(également désigné dans le profil de risque du Ministère des Pêches et des Océans (MPO) comme étant le capital humain)

La GCC s’attend à une augmentation progressive des taux d’attrition dans les prochaines années. D’ici 2015, elle prévoit que 1 379 employés (soit 30 % de l’effectif total) auront quitté l’organisation. Cette estimation englobe la perte potentielle de 820 employés de nos groupes à risque (officiers et équipage de navire, agents des Services de communications et de trafic maritimes, technologues de l’électronique de la marine et communauté des ingénieurs), soit 59 % des départs prévus. Le défi consistera à former et à conserver une main-d’œuvre souple et hautement qualifiée, capable d’innover et d’utiliser les nouvelles technologies.

Le recrutement est l’un des principaux défis, et il est indéniable qu’une perte considérable d’expérience et de connaissance du métier peut découler de l’attrition. En mettant l’accent sur des effectifs qualifiés et représentatifs, en perfectionnant et en soutenant le personnel et assurant une gestion juste et efficace, la GCC incorporera des stratégies de recrutement, de planification de la relève et de formation pour gérer les défis en matière d’attrition, ainsi que les pressions propres aux cinq groupes professionnels les plus exposés.

Stratégies et initiatives clés pour répondre aux défis/risques:
  1. Effectifs qualifiés et représentatifs
  2. Perfectionnement et soutien des effectifs
  3. Une gestion juste et efficace
  4. Formation technique des Services de communications et de trafic maritimes
  5. État de préparation opérationnelle de la flotte de la GCC — Initiatives en matière de ressources humaines
  6. Initiative de transformation du Collège de la Garde côtière canadienne

Évolution de la demande des services de la GCC

(également désignée dans le profil de risque du MPO comme l’une des attentes des intervenants)

Avec la reprise de l’économie canadienne, on s’attend à ce que le trafic maritime s’intensifie à moyen ou à long terme. L’augmentation du trafic, le besoin de s’adapter à l’évolution technologique dans le secteur maritime (par exemple, les marins professionnels demandent un accès plus large à des données de navigation électroniques), les effets des changements climatiques tels que la fluctuation des niveaux d’eau et la prolongation des saisons de navigation devraient entraîner une augmentation de la demande de programmes de la Garde côtière.

La GCC devra également répondre aux nouvelles priorités récemment établies par le gouvernement du Canada et assurer le soutien qu’elle offre aux autres ministères. Le gouvernement continue d’accorder une grande importance à l’Arctique, et toutes les opérations visant à affirmer la souveraineté génèrent de nouveaux enjeux et de nouvelles possibilités pour la Garde côtière

Il est devenu de plus en plus difficile pour la Garde côtière de répondre aux besoins de l’ensemble des utilisateurs et des intervenants avec les moyens dont elle dispose.

Stratégies et initiatives clés pour répondre aux défis/risques:
  1. Plan de renouvellement de la flotte de la Garde côtière
  2. Acquisition de nouveaux navires et de navires de rechange
  3. Plan à long terme pour les infrastructures à terre
  4. Arctique
  5. Intervention environnementale
  6. Navigation électronique
  7. Étude post-Panamax, fleuve Saint-Laurent
  8. NAVAREA (Zones de navigation)
  9. Les niveaux de service de déglaçage
  10. Ententes sur les niveaux de services avec les clients du MPO

Infrastructure vieillissante (désigné comme un risque important dans le profil de risque de la GCC pour 2009)

(également désignée dans le profil de risques du MPO comme étant l’infrastructure physique)

Bien que le Plan d’action économique accorde un financement pour radouber les navires ou prolonger la durée de vie de plus gros navires de la flotte de la Garde côtière, les plus gros bâtiments continuent de se détériorer. Les impacts sont majeurs sur la fiabilité et la disponibilité des navires, ainsi que sur les coûts d’entretien connexes. La flotte a une marge de manœuvre très limitée et ne dispose d’aucune capacité excédentaire, sans compter que l’entretien de bâtiments âgés pour la plupart représente un défi de taille.

Ces dernières années, le gouvernement du Canada a financé à hauteur de 1,4 milliard de dollars la construction de 15 nouveaux gros navires pour amorcer le processus de renouvellement de la flotte. Le défi pour la GCC consiste à maintenir ses services maritimes et la capacité opérationnelle de la flotte en dépit du vieillissement de ses actifs.

Notre infrastructure à terre (bases de la GCC, aides à la navigation fixes, tours de radio, installations des Services de communication et de trafic maritimes) est également sur le déclin et a dépassé sa durée de vie opérationnelle globale. Malgré d’importants investissements, ces actifs continuent de se détériorer, sont dépassés ou deviennent désuets au regard des progrès technologiques. Le défi consiste à maintenir l’infrastructure existante et à planifier l’acquisition et l’entretien d’actifs tout en s’assurant les services nécessaires pour garantir le bon déroulement des activités. Par exemple, pour ses services de navigation, la GCC pourrait délaisser les aides physiques, qui exigent d’importants investissements, au profit de services d’information et de communication intégrant des technologies de pointe.

Stratégies et initiatives clés pour répondre aux défis/risques:
  1. Plan de renouvellement de la flotte de la Garde côtière
  2. Acquisition de nouveaux navires et de navires de rechange
  3. Plan à long terme pour les infrastructures à terre
  4. Amélioration de l’entretien des actifs

Fonctionner tel un véritable organisme national

Le rapport de la vérificatrice générale et notre propre examen interne des services votés soulignent tous deux la nécessité d’uniformiser la conception et la prestation du programme national, sans empiéter sur les pouvoirs opérationnels et les responsabilités des régions.

Stratégies et initiatives clés pour répondre aux défis/risques:
  1. Système de gestion des biens
  2. Centre de solutions techniques (électronique)
  3. Cadre de programme stratégique pour les services maritimes de la GCC
  4. Identité renforcée de la GCC

Partenariats en matière de prestation des services (désigné comme un risque important dans le profil de risque de la GCC pour 2009)

(également désignés dans le profil de risques du MPO comme étant les partenariats et la collaboration)

La GCC compte sur des tiers pour assurer l’efficacité et la rentabilité de fonctions essentielles à la bonne marche de ses programmes et services, notamment les services ministériels, les achats et les acquisitions. Elle doit travailler en étroite collaboration avec d’autres ministères et organismes centraux du gouvernement pour assurer l’efficacité de l’administration et des programmes, et obtenir les contributions indispensables à la prestation de services. La GCC collabore également avec les autres ministères, organismes et bénévoles du gouvernement fédéral (dont la Garde côtière canadienne auxiliaire ainsi que d’autres intervenants) afin de contribuer à la réalisation des mandats du fédéral au profit de la population canadienne. Le défi pour la GCC consiste à consolider ses partenariats et à trouver de nouveaux moyens d’améliorer la productivité.

Stratégies et initiatives clés pour répondre aux défis/risques:
  1. Acquisition de nouveaux navires et de navires de rechange
  2. Intervention environnementale
  3. Lancement du processus de renouvellement des accords de contribution avec la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC)
  4. Navigation électronique
  5. Étude post-Panamax, fleuve Saint-Laurent
  6. Équipe d’exécution dans le domaine de la sûreté maritime
  7. Centres des opérations de la sûreté maritime

Gestion de l’information (désigné comme un risque important dans le profil de risque de la GCC pour 2009)

(également désignée dans le profil de risque du MPO comme étant l’information à des fins décisionnelles)

Divers rapports, examens et exercices ont mis en évidence la nécessité pour la Garde côtière d’améliorer sa capacité à acquérir, appliquer, gérer et communiquer les renseignements requis pour les décisions ayant trait aux activités, aux opérations, à l’entretien et aux investissements, ainsi que pour mesurer le rendement. Il est important de faire en sorte que la population, le secteur privé et les autres partenaires puissent bénéficier de la disponibilité de données et de renseignements ainsi que de l’échange d’idées avec la Garde côtière. Cette information est indispensable au soutien de nos opérations quotidiennes, à la prise de décisions stratégiques et au respect du mandat qui nous a été confié.

Stratégies et initiatives clés pour répondre aux défis/risques:
  1. Plan à long terme pour les infrastructures à terre
  2. Modernisation du processus de planification des activités et de répartition des ressources
  3. Cadre de programme stratégique pour les services maritimes de la GCC
  4. Navigation électronique
  5. Système de gestion des biens

Sûreté maritime

La GCC assume un vaste mandat qui consiste à offrir un soutien aux autres ministères du gouvernement et à contribuer à assurer la sûreté maritime du Canada en collaboration avec la communauté fédérale du renseignement et de l’exécution de la loi.

Cependant, la Garde côtière n’a ni le mandat ni les moyens de faire plus pour garantir l’application des lois canadiennes et la protection de la sûreté nationale. Le défi consistera à renforcer l’apport de la Garde côtière à la sûreté maritime, en consolidant sa capacité à surveiller les côtes canadiennes et à faire appliquer les lois fédérales sur nos océans et nos Grands Lacs.

Stratégies et initiatives clés pour répondre aux défis/risques:
  1. Acquisition de nouveaux navires et de navires de rechange
  2. Sûreté maritime
  3. Arctique
  4. Équipe d’exécution dans le domaine de la sûreté maritime
  5. Centres des opérations de la sûreté maritime
  6. Système d’identification automatique
  7. Système d’identification et de repérage à longue distance des navires

Capacité financière

(également désignée dans le profil de risque du MPO)

La GCC essaie de maintenir les mêmes services à la population malgré une diminution de ses ressources financières (attribuable notamment à son budget administratif réduit, à des hausses salariales non financées et des moins-perçus en recettes nettes en vertu d’un crédit) et l’augmentation incessante du coût de ses activités (hausse des coûts d’entretien et de réparation des actifs, fluctuations du cours du carburant marin, etc.).

Stratégie et initiative clé pour répondre aux défis/risques:
  1. Modernisation du processus de planification des activités et de répartition des ressources>