La Garde côtière canadienne recherche continuellement des moyens perfectionnés de renforcer les capacités d’intervention. Un projet visait à examiner les effets de la combustion de quantités importantes d’hydrocarbures en milieu marin. Le Newfoundland Offshore Burn Experiment a permis de documenter les émissions atmosphériques découlant de ce type de combustion et a révélé que les émissions respectaient les critères sanitaires à 50 mètres du lieu de combustion et qu’elles étaient pratiquement indétectables à plus de 150 mètres. Ces résultats prouvent que la combustion sur place peut se révéler relativement sûre pour l’environnement, tout en constituant une technique plus efficace, plus rapide et plus économique que d’autres méthodes.
Un élément important des stratégies d’intervention comporte l’étude des propriétés de nouveaux produits afin de déterminer la manière dont ces produits réagiraient en milieu marin, en cas de déversement. Le fait de connaître à l’avance la réaction de ces produits permet aux membres des milieux de l’intervention d’élaborer des stratégies en vue de réagir rapidement, le cas échéant. Un de ces produits est une substance émulsifiée semblable au goudron transportée du Venezuela à une usine de production thermique du Nouveau-Brunswick. Cette substance, connue sous le nom d’Orimulsion©, s’enfonce dans l’eau douce et flotte en semi immersion dans l’eau salée. La Garde côtière canadienne collabore avec des partenaires, notamment Environnement Canada et la Garde côtière des États-Unis, afin de déterminer l’impact environnemental possible de cette substance et d’élaborer des stratégies d’intervention en conséquence.
(La Garde côtière canadienne mène de vastes opérations de R et D axées sur la réaction des hydrocarbures lourds, notamment Orimulsion© et le combustible de soute C.)