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Les Officiers de la Flotte

Entrevue - officers de navigation

 

Entrevue avec Lisa Earle, officier de navigation, lors de la cérémonie de remise des diplômes au Collège de la Garde côtière, le 2 juin 2007.

Transcription de l'entrevue

Pour moi, le choix de devenir officière de la Garde Cotière était… Je cherchais quelque chose. Comme beaucoup d’entre nous, je voulais une carrière dont je serais fière et où je pourrais m’épanouir. Venant d’une longue lignée de pêcheurs, alors, mes grands-parents pêchaient et leurs grands-parents avant eux. J’ai toujours vécu près de la mer et j’ai appris quand j’étais très jeune a connaître sa puissance, aussi bien qu’est qu’elle peut nous donner que et qu’est-ce qu’elle peut nous enlever. Je tenais de faire partie d’une organisation qui fait parti de ça, de faire partie d’une institution qui aide les gens qui gagnent leurs vies sur l’eau. C’est pour ça que je suis devenue officière de la Garde côtière.

L’objectif de tout élève officier de la Garde côtière est d’aller en mer, évidemment, et c’est ce qui arrive après ta première année. C’est là que tu découvres vraiment qu'est-ce qui t’attend. Les officiers étudient au Collège une longue année et finalement on embarque sur un navire. C’est à ce moment-là que tu voix comment tout fonctionne, les tâches des officiers, le travail que tu vas avoir à faire un jour. On peut lire tout ça dans un livre, mais à moins de monter à bord d’un navire et de faire partie de l’expérience, on ne peut pas comprendre comment ça se passe. Alors, à ce moment-là, c’est une fois à bord que j’ai vraiment eu la piqure. J’ai eu la chance de le voir, et de l’être, et l’expérience ma convaincue que j’avais fait le bon choix. Pour moi, probablement la partie la plus importante de cette expérience était tout simplement de le voir, de voir mon rôle dans tout ça.

J’ai beaucoup aimé les opérations, comme la première fois que j’ai vu une bouée mise à l’eau ou retirée. C’est excitant pour un « greenhorn » ou un « funky », comme on dit à Terre-Neuve. C’est bien impressionnant de voir le travail d’équipe et de constater qu’un simple signal de la main peut indiquer à tout le monde sur le pont, exactement qu’est-ce qu’ils ont à faire.  Un mot de capitaine, et tout est activé. Il faut le voir pour le croire, vraiment. Je garde aussi un souvenir imperdable du ravitaillement d’un fort en Colombie-Britannique, ses gens d’opérations, qui seront bientôt chose de passé parce que les phares de toutes les autres régions sont en train d’être automatisés. Alors, d’avoir l’occasion de voir ça, de participer à ça, c’était incroyable. Alors pour moi, les opérations passent avant tout parce qu’on peut voir les choses tomber en place. Au Collège, ton instructeur te donne une livre sur les bouées et tu penses tout savoir. Mais une fois sur mer, tu mets tes connaissances en pratique et tu t’aperçois qu’en  fin de compte que tu ne connaissais pas grand-chose, et voici comment on fait.

J’étais affectée au Des Groselliers, son port de tâches est la ville de Québec. Mon premier voyage commence le 6 juin, alors très bientôt, et en on s’en va vers l’Arctique. Je suis très excitée de l’idée d’aller dans le Nord et de voir tout qui se passe là.

Bien, vous savez, j’aimerais beaucoup être la capitaine en second. Récemment on a fait le cours de « Gestion de ressources à la passerelle » avec Mme. Lundrigan, et j’ai eu la chance d’assumer le rôle de capitaine et j’en ai vu de toutes les couleurs! Il y en avait de tout: des navires qui coulaient, et d’autres qui brûlaient, des survivants dans des canots de sauvetage, notre chef de mécaniciens c’est cassé la jambe dans la salle des machines, on avait de tout, et j’étais la capitaine. Tout s’est passé sans une écorce et c’est là que j’ai compris que je veux gravir tous les échelons et devenir capitaine d’un navire. Voilà mon rêve, et je ferai tout le travail nécessaire pour le réaliser.

Si on suit le même parcours que moi et qu’on va au Collège, il faut savoir que c’est important de garder l’esprit ouvert, et de toujours écouter les conseils qu’on donne. Mais aussi, de se fier à son gros bon sens pour venir à savoir qu’est ce que tu vas faire. C’est un des meilleurs conseils qu’on m’a donné pendant mon voyage. Demande autour de toi, c’est un maître d’équipage avec vingt ou trente ans d’expérience qui peut t’aider. Il ne faut pas avoir peur de demander les opinions des autres, ils ont vécu des situations semblables à ce que tu vis, et ils en vivront encore d’autres, ils peuvent te faire profiter de leurs expériences. Alors, écoutes ce qu’ils ont à dire, ce qui dît les officiers et les ingénieurs, puis fais-toi tes propres idées basées sur leurs conseils et sur ton instinct. Voilà les conseils que je donnerais à toutes les personnes qui songent va faire carrière [dans] la Garde côtière: garde l’esprit ouvert et puisse dans l’expérience des autres aussi bien que dans la tienne.

J’adore être officière de la Garde côtière, c’est travailler d’arrache-pied pendant quatre ans pour finalement atteindre ton bût, et c’est merveilleux de penser que dans les prochains jours tu vas faire officiellement parti des officiers : fantastique. Je prends la Garde côtière vraiment à coeur et je suis aux anges de l’idée d’y faire la carrière.