
Le gouvernement fédéral fournit un service de déglaçage des eaux canadiennes depuis 1873. Cette année-là, l'Île-du-Prince-Edouard exige, comme condition à son entrée dans la Confédération, un service de traversier toute l'année. En 1876, le ministère de la Marine et des Pêcheries ordonne qu'un brise-glace à vapeur soit spécialement construit, le Northern Light - 401 tonnes (t), 89,5 kilowatts (kw). D'autres suivent : en 1888, le Stanley (932 t, 1716 kw) et en 1899, le Minto (110 t, 2163 kw).
Tous les hivers, sur le Saint-Laurent, la formation de barrières ou barrages de glace là où le fleuve est étroit provoque des inondations. En 1904, le Champlain (532 t, 534 kw) et le Montcalm (1406 t, 2686 kw) sont achetés à l'Écosse pour briser la glace à des points stratégiques et faciliter sa descente vers les chenaux plus profonds pour atténuer les effets des inondations.

Au début des années 1920, durant la courte période de navigation de l'été, des brise-glace commencent à patrouiller régulièrement l'Arctique pour répondre à un certain nombre de besoins. Notamment, réapprovisionner les avant-postes isolés, fournir des services aux Autochtones et, au sens plus large, appuyer les revendications du Canada relativement à la souveraineté au-delà de l'archipel Arctique. Au cours des années trente, le port de Churchill est ouvert pour l'exportation de grain en passant par la Baie d'Hudson, ce qui rend nécessaire les services de déglaçage au début et à la fin de chaque saison.