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Plan stratégique des ressources humaines 2009-2012: Tendances du marché du travail

L’industrie maritime soutient le commerce international et est réglementée aux niveaux national et international. La Garde côtière canadienne doit donc tenir compte des tendances nationales et internationales du marché du travail dans l’élaboration de ses stratégies de ressources humaines.

Tendances à l’échelle mondiale

Le récent ralentissement économique a eu une grande incidence sur la plupart des secteurs de l’économie, y compris sur l’industrie maritime. Les activités de navigation sont en baisse et les difficultés relatives à l’embauche de marins se sont quelque peu résorbées.

Toutefois, à moyen et long termes, à mesure que l’activité économique reprendra, l’industrie maritime dans son ensemble éprouvera de sérieuses difficultés à attirer, recruter, former et maintenir en poste un effectif qualifié. Diverses études laissent présager une importante pénurie de marins à l’échelle mondiale au cours de la prochaine décennie, soit plus de 10 000 officiers ou 2 % de la main-d’œuvre mondiale. La Garde côtière canadienne devra stratégiquement planifier le recrutement et le renouvellement de ses effectifs actuels, en tenant compte de ces tendances.

Les avancées technologiques, y compris l’automatisation et l’informatisation, ont déjà eu une incidence considérable sur l’industrie maritime et ont entraîné une réduction du nombre de membres d’équipage requis sur certains navires. L’utilisation accrue de la technologie de l’information devrait continuer à avoir des répercussions sur la surveillance et les communications des navires. Tout cela, de pair avec l’importance accordée maintenant aux technologies pour améliorer le rapport coût-efficacité, signifie que les effectifs maritimes, y compris les nouvelles recrues, devront avoir un meilleur bagage informatique et de meilleures connaissances de la technologie maritime. La Garde côtière canadienne devra mettre davantage l’accent sur la formation afin de favoriser l’acquisition et le maintien de ces compétences essentielles.

Dans le contexte économique actuel, la Garde côtière devra promouvoir l’ensemble des avantages qu’elle offre — sécurité d’emploi, salaire, avantages sociaux, régime de pension et possibilités de formation et de perfectionnement —, afin d’attirer des marins qualifiés qui pourraient autrement être attirés par les conditions d’emploi du secteur privé canadien.

Tendances à l’échelle nationale

Les taux d’attrition pour tous les groupes professionnels de la Garde côtière canadienne demeurent faibles, exception faite des cadres de direction. Par contre, son profil démographique étant caractérisé par une main-d’œuvre vieillissante, de plus en plus d’employés chevronnés prendront leur retraite au cours des prochaines années. Cette tendance se confirme dans l’ensemble de la fonction publique et dans certaines sphères du secteur privé. La Garde côtière canadienne se retrouvera ainsi dans un marché très concurrentiel, et ce, en dépit du récent ralentissement économique. Et pour répondre aux exigences opérationnelles, il ne suffira pas de pourvoir les postes laissés vacants par les départs. En effet, on prévoit de légères hausses dans la taille de la flotte et dans certains emplois de soutien technique à terre. Ainsi, les stratégies de recrutement et de perfectionnement devront permettre une certaine croissance globale et favoriser le développement des compétences des employés qui poursuivent leur carrière au sein de la Garde côtière canadienne.

On projette que d’ici 2011, la croissance de la main-d’œuvre canadienne sera entièrement attribuable à l’immigration.1 On estime également que la participation des Autochtones et des membres des minorités visibles au marché du travail augmentera considérablement.2 Pour combler ses besoins en matière de ressources humaines, la Garde côtière canadienne devra cibler ces groupes dans ses activités de recrutement. Elle devra également recruter plus de femmes, qui ne représentent actuellement qu’un faible pourcentage de la main-d’œuvre de l’industrie maritime.

Enfin, en tant qu’institution nationale au service de tous les Canadiens, la Garde côtière doit maintenir des effectifs bilingues. Cela peut s’avérer un défi de taille puisque les inscriptions dans les écoles maritimes francophones, tout comme dans les écoles anglophones, ont connu une baisse importante. La Garde côtière canadienne pourrait devoir prendre des mesures beaucoup plus proactives pour s’assurer d’avoir les effectifs certifiés dont elle a besoin, et que ceux-ci satisfont aux exigences linguistiques.


1 Analyse de l’environnement des ressources humaines de la fonction publique – Principales constatations – 2004-2005
2 Canada 2017 – Servir la population multiculturelle du Canada de demain