Opération du Manolis L en 2018

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En janvier 2018, le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne a annoncé l’intention de la Garde côtière de recueillir des propositions auprès d’entreprises de récupération marine qualifiées visant le retrait du pétrole en vrac qui se trouve dans l’épave du Manolis L.

Le 12 avril 2018, un contrat évalué à 15 106 400 $ a été attribué à Ardent Global LLC.

Cette opération sur l’eau devrait débuter à l’été 2018 : elle permettra de retirer tout le pétrole récupérable de l’épave et atténuera considérablement la menace d’autres fuites. Ces travaux protègeront la santé du milieu marin, les collectivités côtières et les importantes industries comme la pêche et le tourisme.

 
Équipe d'intervention environnementale au Manolis L
Équipe d'intervention environnementale au Manolis L
 

Combien d’hydrocarbures reste-t-il dans le Manolis L?

Équipe d'intervention environnementale au Manolis L Équipe d'intervention environnementale au Manolis L
Environmental Response team on Manolis L
 
Équipe d'intervention environnementale au Manolis L

La Garde côtière canadienne a terminé l’évaluation technique d’intervention environnementale sur l’épave du Manolis L le 5 septembre 2016.

Le rapport comprend une analyse de l’emplacement des hydrocarbures et de la quantité qui demeure dans l’épave, ainsi qu’une évaluation de l’intégrité de la coque.

Lorsque le Manolis L a coulé en 1985, on a estimé qu’il transportait 462 mètres cubes d’hydrocarbures. L’évaluation technique a indiqué qu’il restait encore de 115 à 150 mètres cubes de pétrole dans l’épave. Cette quantité équivaut à 17 % de la capacité totale des réservoirs du navire, qui est de 868 tonnes. En outre, le Manolis L transportait environ 60 mètres cubes de diesel lorsqu’il a coulé.

Pendant l’évaluation technique, des plongeurs et de l’équipement spécialisé ont été déployés sur le Manolis L et la coque a été percée à 31 endroits. Ces endroits ont été sondés et échantillonnés. Quatorze réservoirs et compartiments avaient au moins des traces d’hydrocarbures. Une inspection de la coque a révélé très peu de détérioration de l’épaisseur de l’acier (diminution de 10 %) et le navire est stable sur le fond marin.

Pour prévenir d’autres fuites et la menace de pollution provenant de l’épave, les hydrocarbures qui restent à bord du Manolis L devraient être récupérés.

L’évaluation technique donne les renseignements nécessaires dont nous avons besoin pour prendre des décisions éclairées. La Garde côtière continuera de surveiller l’épave et interviendra en cas de menace de pollution.

Qu'est-il advenu du Manolis L?

Le 15 janvier 1985, le MV Manolis L, un navire battant pavillon libérien et transportant une cargaison de papier, s’est échoué sur les rochers Blowhard et a coulé près des îles Change dans la baie Notre Dame, à Terre-Neuve. Le navire repose à environ 70 mètres de profondeur.

Lorsque le Manolis L a coulé, une petite quantité d’hydrocarbures a été observée, mais n’a pas pu être récupérée en raison de l’état de la glace de mer. Au cours des 28 années qui ont suivi, on n’a signalé aucune pollution par des hydrocarbures jusqu’à ce qu’une violente tempête dans le secteur génère de forts courants océaniques en profondeur.

Le 31 mars 2013, l’équipe locale d’intervention environnementale de la Garde côtière canadienne a reçu des rapports signalant la présence d’hydrocarbures à la surface de l’eau. L’enquête qu’elle a menée a permis de découvrir deux fissures dans la coque du navire, leur dimension étant de 56 cm et de 30,5 cm, près l’une de l’autre, et chacune d’elle laissant s’échapper une petite quantité d’hydrocarbures.

 
carte bathymétrique

La carte bathymétrique montre les rochers Blowhard ainsi que l’emplacement et la profondeur du MV Manolis L.

 

Que fait la garde côtière canadienne pour surveiller et empêcher la pollution par le Manolis L?

Opérations sur le Manolis L

NGCC George R. Pearkes et une barge travaillent sur le Manolis L

Le gouvernement du Canada est résolu à protéger nos océans des déversements d’hydrocarbures provenant des navires. La Garde côtière canadienne et ses partenaires surveillent régulièrement l’épave du Manolis L et ont pris des mesures efficaces pour atténuer la menace qu’elle représente pour l’environnement.

Dès la découverte des fuites en mars 2013, la Garde côtière a confiné la pollution au moyen d’obturateurs en néoprène lestés et d’un batardeau pour récupérer les petites quantités d’hydrocarbures qui peuvent s’échapper.

On a parfois observé de petites fuites d’hydrocarbures, mais de façon intermittente, et celles-ci semblent se produire uniquement lorsque des ondes de tempête causent un accroissement des courants marins.

Depuis mars 2013, la Garde côtière a inspecté à plusieurs avec succès la coque du navire et a pris des mesures pour veiller à l’efficacité continue des obturateurs et du batardeau. La Garde côtière surveille régulièrement le Manolis L au moyen de sa flotte et de ses hélicoptères, et elle obtient des renseignements de Transports Canada et des observations aériennes de Provincial Aerospace Limited.

La Garde côtière continue de surveiller le site du Manolis L avec l’aide de Transports Canada (surveillance aérienne) ainsi que des navires de sa propre flotte, et elle demeure prête à intervenir rapidement en cas de besoin. Toute présence de pollution par les hydrocarbures doit être signalée le plus vite possible en composant le numéro du Service d’urgence environnementale, soit le 709-772-2083 ou le 1-800-563-9089.

 
 
installation d'un batardeau sur le site du Manolis L
installation d'un batardeau sur le site du Manolis L

L’équipe installe le nouveau batardeau sur le site du Manolis L dans le cadre des opérations pré-hivernales de l’équipe d’intervention environnementale de la GCC en décembre 2014. La GCC a réussi à retirer les hydrocarbures récupérés par l’ancien batardeau, qu’elle a remplacé par un nouveau, puis a inspecté les dispositifs d’étanchéité.

 
 
Équipe d'intervention environnementale de la garde côtière canadienne
Équipe d'intervention environnementale de la garde côtière canadienne

L'équipe d'intervention environnementale de la GCC a vidé, puis remplacé le batardeau installé sur le site du Manolis L, juin 2015.

 

Quel est le coût des opérations du gouvernement du Canada relativement au Manolis L?

Les coûts associés aux opérations sur le Manolis L depuis 2013 ont été assumés par la Garde côtière canadienne et d’autres ministères du gouvernement concernés dans le cadre des budgets de fonctionnement ministériels. De mai 2013 à septembre 2017, les coûts opérationnels connexes de la Garde côtière étaient de 8,2 millions de dollars.

Ce montant comprend l’évaluation technique de 6 millions réalisée en août/septembre 2016 afin de déterminer la meilleure méthode d’assainissement du navire et de réduire au minimum les risques pour l’environnement (financée par le budget de 2016).

La Loi sur la responsabilité en matière maritime définit les dispositions relatives à la Caisse d’indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires (CIDPHN), le fonds canadien constitué pour garantir le paiement des réclamations qui découlent de la pollution marine par des hydrocarbures provenant de navires. Le système est conçu pour atténuer le risque de non-paiement par le propriétaire du navire responsable de la pollution. Cependant, la Loi sur la responsabilité en matière maritime limite le recouvrement des coûts aux termes de la CIDPHN à cinq ans à partir de la date où s’est produite la pollution; dans le cas présent, il s’agit du naufrage du navire.

Comment puis-je obtenir les derniers renseignements sur le Manolis L?

Grâce à la mobilisation communautaire, la Garde côtière canadienne continue d’informer les populations locales, l’industrie de la pêche et le public.