Dernière mise à jour de la Garde côtière canadienne en ce qui concerne la barge Pitts Carillion à la baie de Picton, dans le comté de Prince Edward (Ontario)

MONTRÉAL (Québec) - Depuis le 24 mars 2017, la Garde côtière canadienne a dirigé l'intervention environnementale tout en surveillant et en appuyant les opérations de sauvetage d'une barge partiellement submergée dans la baie de Picton, dans le comté de Prince Edward, en Ontario. La barge, portant le nom de Pitts Carillion, est la propriété de Galcon Marine et était affrétée par McKeil Marine au moment de l'incident. La barge Pitts Carillion a été remise à flot avec succès le 1er avril 2017. À la suite de sa remise à flot, les réservoirs de carburant et les réservoirs de liquide hydraulique ont été vidés et toute matière dangereuse se trouvant à bord a été récupérée. Les barrages flottants de rétention de la pollution sont restés en place à titre préventif pendant toute la durée du redressement de la barge. Suite à l'inspection de suivi de la barge effectuée par Transports Canada, l'embarcation a été remorquée hors de la baie de Picton le 3 avril 2017.

Pendant toute la durée de cette intervention environnementale, la Garde côtière canadienne a travaillé avec la société d'intervention maritime—la SIMEC—mandatée par McKeil Marine, en vue de réduire davantage toute menace éventuelle de pollution sur le milieu maritime avoisinant. On devrait féliciter McKeil Marine pour avoir pris des mesures immédiates dès le début de l'incident afin de s'assurer que toutes les mesures nécessaires soient prises de façon rapide et efficace pour limiter toute éventuelle menace portée à l'environnement maritime. La Garde côtière canadienne a également travaillé et communiqué avec les représentants officiels du Comté de Prince Edward, les Premières Nations du territoire mohawk de Tyendinaga, et d'autres ministères du gouvernement fédéral, de même que la Province de l'Ontario, comme il se devait et ce, tout au long des opérations. Cela inclut les initiatives du ministère de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique de l'Ontario, qui, avec l'appui de la Garde côtière, était en charge de la collecte et de l'analyse des échantillons d'eau.

Nous aimerions remercier la collectivité de Picton-Bloomfield, les résidents du comté de Prince Edward, les Premières Nations du territoire mohawk de Tyendinaga et nos partenaires, pour leur appui et leur collaboration durant cette opération. Je souhaiterais à cet égard manifester toute ma gratitude et mes sincères remerciements au personnel d'intervention environnementale de la Garde côtière, de même qu'aux intervenants d'urgence de la SIMEC, qui ont travaillé sans relâche pour mobiliser les personnes et les ressources nécessaires pour exécuter avec succès une telle intervention environnementale.

Julie Gascon
Commissaire adjoint 
Garde côtière canadienne
Région du Centre et de l’Arctique

Contexte :

Le 24 mars 2017, la Garde côtière canadienne a reçu le signalement selon lequel une barge prenait l'eau aux terminaux de Picton, dans la baie de Picton, dans le comté de Prince Edward. La barge était vide.

Le personnel d'intervention environnementale de la Garde côtière canadienne a été dépêché sur les lieux d'une base à Prescott pour effectuer une première évaluation de la zone. Le personnel demeure sur place pour surveiller toute éventuelle menace de pollution.

Un barrage flottant doté d'équipement de contrôle de la pollution a été installé autour de la barge partiellement submergée. Des plongeurs contractuels ont affirmé qu'aucune pollution ne provenait de la barge. De très légères traces subsistaient à la surface de l'eau et de la glace mais trop infimes pour être récupérées. Le polluant libéré était du pétrole résiduaire. La Garde côtière canadienne a déployé du personnel et de l'équipement, mis sur pied un poste de commandement du lieu de l'incident, et pris les mesures appropriées pour atténuer toute menace de pollution.

Nous continuons de tenir informés de la situation les représentants municipaux, les chefs du territoire mohawk de Tyendinaga, et les autres partenaires du gouvernement. Notre priorité immédiate consiste à nous assurer que la barge est récupérée en toute sécurité sans causer de pollution et ce, pour protéger l'environnement.

L'opérateur de la barge—McKeil Marine—a soumis son plan de remise à flot à la Garde côtière canadienne et à Transports Canada, et conduit jusqu'à présent ses opérations en collaborant avec l'organisme d'intervention maritime de manière diligente, à la pleine satisfaction de la Garde côtière canadienne.

Déclaration initiale

Le 30 mars 2017

MONTRÉAL, Québec – La Garde côtière canadienne et la Société d’intervention Maritime, Est du Canada (SIMEC), un organisme d’intervention maritime agréé, continuent de collaborer afin d’atténuer les risques et de réduire la menace de pollution qui pèse sur le milieu marin dans la baie de Picton, dans le comté de Prince Edward en Ontario. Le carburant diesel et les hydrocarbures restants se trouvent dans des réservoirs autonomes à paroi double, et l’intégrité de cette partie de la coque n’est pas compromise.

Les polluants déversés le 24 mars étaient d’environ (23 litres) d’hydrocarbures résiduels provenant d’une autre partie du navire. Aucun autre déversement ne s’est produit. La priorité immédiate consiste à récupérer la barge de façon sécuritaire, sans entraîner davantage de pollution.

La Garde côtière canadienne respecte la décision du maire du comté de Prince Edward de déclarer une situation d’urgence maritime à titre de mesure de précaution et continue de travailler avec le maire et les représentants du comté pour résoudre cet incident aussi tôt que possible.

Le mardi 28 mars, la Garde côtière canadienne a déployé du personnel et de l’équipement supplémentaires sur le site avant les opérations de levage visant à récupérer la barge. Cet équipement comprend plus de 1 200 mètres d’estacade flottante utilisée pour contenir les déversements. Les opérations de levage sont prévues plus tard aujourd’hui (mercredi 29 mars) ou tôt demain (jeudi 30 mars). Récupérer le carburant avant de remettre la barge à flot est considéré comme étant plus risqué que de le laisser dans les réservoirs.

Nous collaborons avec nos partenaires afin de veiller à ce que la municipalité et les Premières Nations locales continuent d’être informées.